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Note-le !

mouslimadu26

20 ans - (26) - France

  • Ici pour : Amitié
  • Situation : En Couple
  • Cherche : Nana
  • Signe astro :Capricorne

Parle : Français

Dernière connexion : jeudi 17 septembre 2009 16:55 | Date d'inscription : ven 07 décembre 2007

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Sa présentation

Sois le, la bienvenue sur mon blog, Les portes de la fraternité et du savoir sont grandes ouvertes, entres-y en paix.
Qu'Allah t'accorde un savoir qui soit pour toi un bouclier içi-bas et dans l'au-delà, AMINE.

le but de la création de ce bolg est de faire des rappels, instruirent au maximum mes frères et soeurs fillah sur notre magnifique religion qui est L'ISLAM!!!

Ma' salama!!!!

(ps:je tien a précisé ke je ne suis pa la pour faire dé connaisance ou autres!!!!
il n'y a pas de souci si c k de parler de dhinn sinon le reste non!!!! allah i rhaoune
merci de respecté se ke tu voudrai ke lon respecte).

Il/Elle aime...

  • Allah 'Tahalâ en tout premier
  • Son messager Mohammed 'sallalahi wa salam
  • Ma famille, mon mari
  • mes soeurs fillah
  • éh!! bien sur plein dautre chose encore!!!

Il/Elle déteste...

  • Shaytan'allah i narlho
  • lé hypocryte..
  • les personnes qui juge sans connaitre..
  • les moqeurs..
  • en gros lé gens mauvais....

Ses commentaires (18)

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  • Gras
  • Italique
  • Souligné
  • Barré

tres beau blog +5 boussa

mardi 28 juillet 2009 09:12

chères s½urs

vous savez qu'il est interdit de reproduire l'image d'un être doté d'une âme ; qu'il s'agisse d'un être humain ou d'un animal ; qu'il s'agisse d'une sculpture, d'un dessin imprimé sur une feuille ou un tissu ou un mur etc. , ou une photo prise à l'aide d'une caméra. Cela s'atteste dans les hadith authentiques qui interdisent cela et menacent son auteur d'un châtiment douloureux. Les images se ressemblent (quant à leurs effets éventuels) ; elles peuvent conduire au chirk. Cela arrive quand on s'incline devant elles, les vénère et cherche à se rapprocher à elles de manière à leur donner une importance que seul Allah mérite. L'interdiction est due encore au fait que la fabrication des images est une manière d'imiter la création divine et peut être une source de tentation. C'est ce qui résulte de la contemplation des photos des actrices et des femmes nues et de celles qu'on appelle « Miss ».

Donc n'affichez pas de photos ou d'images représentant un être vivant doté d'une âme sur des forums
surtout pas vos propres photos car il y à beaucoup d'hommes qui voient votre photo peuvent s'imaginer des choses mal saine sur vous, pour les photos de femmes voilées que beaucoup de musulmanes affichent en avatar regardez bien elles sont maquillée les sourcils épilés pleins de choses qui font que se sont des photos haram, faites attention au choix de vos avatar, et de nombreuses reconverties croient ensuite que c'est comme ça qu'il faut qu'elles soient alors que le maquillage est haram l'épilation du sourcil est haram les vêtements moulants sont haram bref réfléchissez n'affichez plus de photos haram.

prenez soin de vous mes s½urs

Dieu est seul savant

Que Dieu nous pardonne nos erreurs amine

dimanche 07 septembre 2008 01:55

La prière de Tarawih


Les Tarawih (arabe: تراويح) sont les prières quotidiennes du soir, exécutées après celle de la Isha, pendant le mois de jeûne du Ramadan. Ces prières sont effectuées par paires de rakaa (ركعة, séquence rituelle de la prière), avec en tout entre 8 et 36 rakaa selon les traditions. Les Sunnites croient qu'il est de la tradition d'essayer d'accomplir un khatm (récitation complète) du Coran en récitant au moins une partie du Livre (Juz, de l'arabe : جزء, le Coran en comportant 30) par Tarawih. Si le croyant ne peut réciter le Coran en entier durant la prière, il peut se limiter à ce qu'il sait, ou à ce qui est dans ses possibilités.

Origines

Selon l'avis prépondérant du sunnisme, ces prières en groupe des nuits de Ramadan sont recommandées et très méritoires, et ce rite fait partie de la tradition de Mahomet.

Elles furent établies par le Prophète qui les dirigea occasionnellement de peur que cela ne devienne obligatoire pour les fidèles. Après la mort du Messager, son successeur, Abu Bakr, n'a pas continué de les pratiquer durant ses 2 années de caliphat. C'est le second calife de l'islam, Omar ibn al-Khattab, qui la réinstaura, comme elle était accomplie au temps du Prophète (car l'ordre musulman était retrouvé).

Preuves

Le grand historien Tabari écrit ainsi dans son livre "la chronique" Tome 2 pages 569 & 570.:
« Et c'est lui (Omar) le premier à avoir rassemblé les gens (musulmans) sous la direction d'un seul Imam pour accomplir la prière dite de tarawih durant le mois du ramadan. Il adressa des lettres à toutes les villes des possessions musulmanes pour leur ordonner d'agir ainsi...»

L'Imam Boukhari rapporte également dans son sahih que ce fut Omar ibn al khatab qui instaura cette pratique :
Abderrahman ben 'Abdelqâri a dit : « Une nuit, pendant le Ramadân, j'allais avec 'Omar ibn El Khattab à la mosquée. Les fidèles étaient en groupes dispersés. Ici un homme faisait sa prière pour son propre compte, ailleurs un homme dirigeait la prière de son groupe. 'Omar dit alors : « Il me semble que si je réunissais tous ces gens là sous la direction d'un seul lecteur cela serait plus convenable. » Alors, mettant son dessein à exécution, il les rassembla sous la direction de Obay ben Ka'b » Une autre nuit, je sortis également avec 'Omar. Les fidèles priaient sous la direction de leur lecteur. « Quelle excellente innovation, s'écria 'Omar. Ceux qui dorment sans faire cette prière font mieux que ceux qui se lèvent pour la faire. » Il voulait dire : à la fin de la nuit. Et les fidèles firent cette prière au début de la nuit».

Controverses

Légalité
Cependant, une minorité la considère comme étant formellement interdite : elle s'appuie sur de nombreux récits rapportés entre autres par l'Imam Boukhari.
Voici ce qu'il rapporte dans son sahih :

D'après Zaïd ben Tsâbit : « Pendant le ramadan, le Prophète se fit une cellule – je crois bien, dit Bosr, rapportant ce hadith, que Zaïd ajouta : « avec une natte » - Il y fit la prière pendant quelques nuits. Un certain nombre des compagnons du Prophète ayant suivi sa prière, celui-ci, dès qu'il s'en aperçut, resta assis (et cessa de se montrer). Puis il alla vers ses compagnons et leur dit : « Je connaissais bien les sentiments que votre conduite m'a manifesté. Dorénavant, ô fidèles, priez dans vos demeures, car la meilleure prière pour un homme est celle qu'il fait chez lui, à moins qu'il ne s'agisse de la prière canonique. »
Extrait de « Les Traditions Islamiques -Tome 1» El Bokhâri; Titre X : «De l'appel à la prière» ; Chapitre LXXXI : «De la prière pendant la nuit»; hadith n°2; (page 245).

Zaïd ben Tsâbit a dit : « L'Envoyé de Dieu avait installé, pour s'isoler, une sorte de pièce entourée de nattes. Il s'y rendit pour faire la prière ; quelques fidèles l'y suivirent et vinrent prier avec lui. La nuit venue, ces fidèles revinrent à la même place ; mais l'Envoyé de Dieu, après s'être fait attendre, ne venant pas, les fidèles élevèrent la voix et frappèrent à sa porte avec un caillou. L'Envoyé de Dieu sortit aussitôt en colère et leur dit : « Vous ne cesserez donc pas d'agir comme vous l'avez fait en sorte que je crains que votre faute soit inscrite à votre encontre ? Vous devez faire la prière chez vous, car la meilleure prière pour le fidèle est celle qu'il fait chez lui ; il faut en excepter la prière canonique».
Extrait de « Les Traditions Islamiques -Tome 4» El Bokhâri Titre LXXVIII: «De l'éducation» ; Chapitre LXXV : «De la colère et de la sévérité qui sont permises quand il s'agit des ordres de Dieu»; hadith n°5; (page 178).

Nous apprenons également en lisant la biographie de l'Imam Boukhari ce qui suit :
« Pendant le mois du ramadan, les amis d'Al Boukhari se réunissaient chez lui.Il les guidait dans la prière en lisant vingt versets à chaque génuflexions jusqu'à lire tout le coran. Dans la nuit, il lisait la moitié ou le tiers du texte sacré en le clôturant toutes les trois nuits . Il le clôturait également une fois par jour, au moment de la rupture.Et il disait, après avoir lu le coran en entier : une invocation exaucée. »
page 52 de la biographie de l Imam Al Boukhari par Takiyy al dine Al Nadawi Al mazahini

L'Imam Boukhari ne faisait donc pas les prières de tarawihs à la mosquée,il se réunissait chez lui avec des amis pour lire et prier conformément à l'ordre du prophète qu'il rapporta lui même dans son sahih :
« Dorénavant, ô fidèles, priez dans vos demeures, car la meilleure prière pour un homme est celle qu'il fait chez lui, à moins qu'il ne s'agisse de la prière canonique. »

Muslim rapporte notamment que Aicha, la femme du Prophète a rapporté « Une certaine nuit, l'Envoyé de Dieu fit une prière à la mosquée et les Musulmans firent la même prière. La nuit suivante, il fit de nouveau cette même prière et ils l'imitèrent. A la troisième et quatrième nuit, les fidèles se rassemblèrent (pour faire cette prière) mais l'Envoyé de Dieu ne se rendit pas à la mosquée. Le matin de la quatrième nuit, il leur dit : "J'ai vu ce que vous avez fait. Ce qui m'a empêché de vous rejoindre, c'est que j'ai craint que cette prière ne devienne une obligation pour vous". » (Moslim).
Les Chiites offrent une réfutation détaillée de cette pratique, la considérant de fait comme une innovation religieuse instituée par Omar ben al-Khattab.

La majorité sunnite répond à ses oppositions qu'étant donné que le prophète n'était plus présent, ces prières ne pouvaient devenir obligation et donc que le calife a bien fait de ré-instituer cette pratique, la révélation ne pouvant plus avoir lieu.


Nombre de raakah

Les raakah peuvent aller de 8 à 36. Elle se font par paires. Le Prophète pria 8 rakaa durant la 23e, 25e et 27e nuit de ramadan. Le deuxième calife Omar ben al-Khattab pria 20 rakaa. Omar Ibn Abdelâziz l'un des Califes de la période Omeyyades priait 36 rakaa. C'est durant ces prières que l'Imam récitera le Coran entièrement à raison de 2 chapitres par jour (2 Hezb constituent un Juz) pour terminer la lecture entière du Coran, acte très méritoire en ce mois sacré, bien qu'il n'y ait pas obligation de faire ainsi.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Tarawih »

samedi 06 septembre 2008 23:01

Questions réponses à savoir sur le jeune
Question 23 : Est-il autorisé à la femme enceinte et à celle qui allaite de ne pas jeûner durant le mois de Ramadan ?

Réponse : Il est permis à la femme enceinte et à celle qui allaite de ne pas jeûner durant le mois de Ramadan, si elle a peur pour elle-même ou pour son enfant. Elle est même obligée de manger, si elle craint de perdre son enfant.

Lorsque la femme enceinte ou celle qui allaite ne jeûne pas parce qu'elle craint, pour elle-même, qu'une maladie ne se déclare à cause du jeûne - comme cela pourrait en résulter pour un malade - elle doit seulement jeûner les jours qu'elle a manqués (qadâ'). Mais, si elle ne jeûne pas, uniquement parce qu'elle a peur pour son bébé, par exemple lorsque la femme enceinte a peur de perdre son foetus ou qu'elle allaite et a peur de manquer de lait et que le bébé périsse, elle doit non seulement jeûner les jours manqués (qadâ') mais aussi donner une compensation (fidya). Cette compensation, de nos jours, équivaut à une quantité de nourriture ou à une somme d'argent qui permet à une personne d'avoir un repas convenable. Si une femme veut allaiter un bébé (qui n'est pas le sien) qui a besoin de son lait, pour Dieu, sans percevoir de salaire, il lui est autorisé de rompre le jeûne. [ Professeurs Hamza et Mâjid ]



Question 24 : Est-il permis à la femme de mettre du khôl pendant le mois du Ramadan alors qu'elle jeûne ?

Réponse : Il n'y a aucun mal à ce que la fernme mette du khôl, même si elle sent son goût dans la gorge. Al-Bayhaqî rapporte que le Prophète se mettait du khôl, de l'antimoine (ithmid), alors qu'il jeûnait. [ Professeurs Hamza et Mâjid ]



Question 25 : Est-il licite que la femme utilise des pilules pour retarder ses menstrues durant le mois du Ramadan ?

Réponse : Il n'y a pas à se sentir coupable de faire cela, vu l'intérêt que peut tirer la femme à jeûner durant le mois de Ramadan avec l'ensemble de la communauté et à ne pas avoir à l'accomplir seule ultérieurement. Encore faut-il que ces pilules ne produisent pas d'effets secondaires sur la femme. [ Cheikh 'Abd al-'Azîz Ibn Bâz ]



Question 26 : La production de sécrétions involontaires pendant le sommeil annule-t-elle le jeûne ?

Réponse : Les sécrétions involontaires pendant le rêve n'annule pas le jeûne, car cela fait partie de l'inconscient du jeûneur.

Mais il doit faire ses grandes ablutions pour se purifier, s'il aconstaté la présence de sécrétions. Il n'y a pas de mal à ce qu'il retarde ses grandes ablutions jusqu'à la prière de dhohr au cas où il a rêvé après al-fajr. Il en est de même s'il a eu des rapports intimes avec son épouse et qu'il ne s'est purifié qu'après al-fajr. Il a été confirmé que lorsque le Prophète se réveillait le matin après avoir eu un rapport intime avec l'une de ses femmes durant la nuit, il se purifiait et jeûnait ; il en est de même pour les femmes en état de menstrues ou qui viennent d'accoucher, si leur période impure s'est terminée la nuit et qu'elles n'ont fait leurs grandes ablutions qu'après al-fajr, il n'y a aucun mal à cela. Leur jeûne est valable, mais elles ne doivent pas retarder leurs grandes ablutions ou la prière jusqu'au lever du soleil. Il est recommandé à l'homme de se hâter de faire ses grandes ablutions afin d'assister à la prière collective d'al-fajr. [Cheikh 'Abd al-'Azîz Ibn Bâz ]



Question 27 : Est-il autorisé de ne pas jeûner le mois de Ramadan et de ne pas le faire ultérieurement pour cause de maladie ?

Réponse : Il est autorisé au malade qui est incapable de jeûner de ne pas faire le Ramadan. Une fois guéri, il doit l'accomplir. Allah dit - "Celui qui est malade ou celui qui voyage jeûnera ensuite le même nombre de jours" [ Sourate 2, verset 185 ]. Il n'y a aucune culpabilité à ne pas faire le Ramadan tant qu'on est malade, car ne pas faire le Ramadan est une autorisation que Allah accorde aux malades et aux voyageurs. Dieu, qu'Il soit glorifié, aime qu'on use de Ses autorisations, comme Il n'aime pas qu'on use de Ses interdictions. On ne doit aucune offrande expiatoire (kaffara). Mais, une fois que Allah a guéri celui qui n'a pas jeûné, ce dernier doit accomplir son devoir. [ Cheikh 'Abd al-'Azîz Ibn Bâz ]



Question 28 : Que doit faire celle qui boit ou mange alors qu'elle jeûne pendant le mois de Ramadan ?

Réponse: L'Envoyé de Dieu a dit : "Celui qui a oublié qu'il jeûnait, et a mangé ou bu, qu'il continue son jeûne car c'est Dieu qui lui a donné à manger et à boire" (rapporté par Aboû Hourayra, Sahîh al-jâmi' p. 795).

Le Prophète n'a pas fait de différence entre le jeûne obligatoire et le jeûne surérogatoire (at-tatawwou'). [ Professeurs Hamza et Mâjid

dimanche 31 août 2008 18:28

LA SOEUR QUI NE PORTE PAS LE VOILE VA T'ELLE EN ENFER POUR TOUJOURS?

Question :


La fille qui ne se voile pas, ira-t-elle en enfer, même si elle prie, lit le Coran régulièrement, se comporte poliment et ne regarde pas les jeunes garçons et ne se livre pas à la médisance et au colportage, etc. Est-ce que le non port du voile la conduirait en enfer malgré toutes ces belles qualités ?

Réponse :

Louange à Allah

Il faut savoir d'abord que le musulman et la musulmane doivent se soumettre aux ordres d'Allah et à ceux de Son messager, quelque difficile à soi-même qu'ils puissent être, sans avoir honte de quiconque. En effet, le croyant sincère dans sa foi est celui qui demeure sincère dans l'obéissance de son Maître Transcendant et Très Haut, dans l'observance de Ses ordres et dans l'abandon de Ses interdits. Le croyant et la croyante n'ont pas le droit d'hésiter à cet égard. Car ils doivent écouter et obéir directement en application des propos du Puissant et Très Haut. « Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu' Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d' un égarement évident. » (Coran, 33 :36 ). Ceci constitue la pratique permanente des croyants pour laquelle leur Maître Transcendant et Très Haut leur a rendu hommage en ces termes : « Y a- t- il une maladie dans leurs c½urs? ou doutent- ils ? ou craignent- ils qu' Allah les opprime, ainsi que Son messager? Non!... mais ce sont eux les injustes. La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est: "Nous avons entendu et nous avons obéi". Et voilà ceux qui réussissent. » (Coran, 24 : 50-51).

Par ailleurs, le musulman ne doit pas tenir compte de l'insignifiance ou de l'importance du péché, mais plutôt de la grandeur de Celui à qui il a désobéi ; le Transcendant, le Très Haut, le Grand, le Sublime, Celui qui est dur dans la ruse, le Puissant et Majestueux qui frappe sévèrement ; Son Châtiment est douloureux et sa punition humiliante. Si le Transcendant se venge de celui qui Lui a désobéi, il périra inévitablement. A ce propos, le Très Haut dit : « Telle est la rigueur de la prise de ton Seigneur quand Il frappe les cités lorsqu' elles sont injustes. Son châtiment est bien douloureux et bien dur. Il y a bien là un signe pour celui qui craint le châtiment de l' au-delà. C' est un jour où les gens seront rassemblés; et c' est un jour solennel (attesté par tous). » (Coran, 11 : 102-103)

Un péché peut paraître insignifiant aux yeux du fidèle alors qu'il est très important pour Allah comme le dit le Très Haut : « et vous le comptiez comme insignifiant alors qu' auprès d' Allah cela est énorme. » (Coran, 24 :15 ). Cette idée a été formulée par les ulémas en ces termes : « Ne tiens pas compte de l'insignifiance du péché mais tiens compte de la grandeur de Celui à qui tu as désobéi. »

Notre devoir consiste à obéir à Allah, à exécuter Ses ordres et à L'observer en public et en privé, et à se méfier de Ses interdits et mises en garde.

S'agissant de la foi, les péchés commis par le musulman ne l'altèrent pas. En effet, il reste musulman aussi longtemps qu'il n'aura pas commis un acte qui l'exclut de la foi ou se retrouve dans une des situations qui violent l'Islam. Le musulman rebelle sera soumis à la volonté d'Allah dans l'au-delà. Allah pourra le châtier ou lui pardonner. S'il entre en enfer dans l'au-delà, il n'y restera pas éternellement. Et personne ne pourrait se prononcer catégoriquement sur son destin, notamment sa vulnérabilité ou son invulnérabilité par rapport au châtiment car il s'agit là d'une affaire dont la connaissance est réservée au Transcendant et Très Haut.

Les péchés se divisent en deux catégories : les péchés mineurs et les péchés majeurs. Les premiers sont expiables grâce à la prière, au jeûne et aux bonnes ½uvres. Les seconds (ceux qui font l'objet d'une menace particulière ou d'une peine ici-bas et d'un châtiment dans l'au-delà) ils ne sont pas expiables par les bonnes ½uvres. En effet, celui qui les commet doit procéder à un repentir sincère. Celui qui se repent sincèrement verra son repentir exaucé. Les péchés majeurs son divers. En font partie, par exemple, le mensonge, l'adultère, la consommation de l'usure, le vol et l'abandon total du voile, etc.

Sur la base de ce qui précède, on ne peut pas affirmer catégoriquement que celle qui abandonne le voile ira en enfer. Mais elle mérite un châtiment d'Allah pour avoir désobéi à Ses ordres. Quant au destin qui lui est réservé précisément, Allah le sait mieux. Et nous n'avons pas à parler d'un sujet que nous ne maîtrisons pas. Allah le Très Haut dit : « Et ne poursuis pas ce dont tu n' as aucune connaissance » (Coran, 17 :36 ).

Le musulman doté d'un c½ur vivant ne s'accroche pas à'une action quand il sait qu'elle l'expose au châtiment du Maître Puissant et Majestueux. Car Son châtiment est dur et sévère et Son feu brûlant : « Et ne poursuis pas ce dont tu n' as aucune connaissance. L' ouïe, la vue et le c½ur: sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. qui monte jusqu'aux c½urs. » (Coran,104 :5-6).

En revanche, celle qui obéit aux ordres de son Maître donc au port du voile, nous espérons qu'elle sera accueillie au paradis et sera protégée contre l'enfer et son châtiment.

Il est assez étrange qu'une femme, qui possède de belles qualités, prie, jeûne, ne regarde pas les jeunes garçons, se méfie de la médisance et du colportage, mais ne veut pas malgré tout s'imposer le voile. En fait, celle qui se livre à ces bonnes ½uvres porte en elle-même une grande marque de l'amour du bien et de l'éloignement du mal. Par ailleurs, n'oublions pas que la prière interdit la turpitude et l'abominable ( à son auteur). Le bien entraîne le bien. Celui qui craint Allah en lui-même bénéficie de l'assistance divine.

Il semble que cette musulmane est très bien disposée et est proche de la voie de la droiture. Qu'elle veille au port du voile qui lui a été ordonné par son Maître béni et Très Haut. Qu'elle abandonne les pratiques douteuses et résiste aux pressions des siens et ne se soumette pas aux critiques et commentaires des gens. Qu'elle évite d'imiter les débauchés qui persistent dans l'exhibitionnisme guidé par la mode. Qu'elle résiste à la passion qui la pousse à exhiber sa parure pour en tirer fierté. Qu'elle s'accroche à ce qui la couvre, lui assure protection. Qu'elle transcende la situation qui la rabaisse au rang de marchandise dont s'amusent les mauvais passants matin et soir. Elle doit refuser d'être une source de tentations pour les serviteurs d'Allah.

Nous nous adressons à elle en tant que croyante aimant Allah et Son Messager et l'invitons vivement à se conformer à l'ordre qui lui a été donné de porter le voile ; qu'elle applique la parole du Très Haut : « Qu'elles ne laissent pas paraître leur parure » et Sa parole : « Ne vous livrez pas à l'exhibitionnisme de la vie obscurantiste (djahiliyya) ; obéissez à Allah et à Son Messager ».

Allah est le garant du succès et Celui qui guide dans le droit chemin.

dimanche 31 août 2008 17:46

Jeûne de Ramadan (Le Jeûne Complet)


« Lorsque arrive le mois de Ramadan, les portes du Paradis sont ouvertes et celles de l'enfer fermées, tandis que les “ chayatines ” (démons) sont enchaînés » [ Rapporté par Boukhari et Muslim ]

Bien qu'il semble être un mois de restrictions et d'interdits, le 9ème mois du calendrier lunaire est un mois qui est attendu partout dans le monde par la communauté musulmane. Et ceci n'est pas fortuit, car les croyants savent bien que “ Ramadan ” , n'est pas un mois comme les autres, car il renferme d'énormes trésors dont le musulman profite ici-bas et dans l'au-delà. Le mois de Ramadan est un excellent moyen pour s'attirer La miséricorde, et Le pardon divin car il est dit :

« Celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi en comptant sur la récompense divine, ses péchés lui seront pardonnés » [ Rapporté par Boukhari et Muslim ]

Pour tout acte d'adoration, Allah nous a donné une description de la récompense, mais le jeûne nul n'en connaît le salaire, car il est dit :

« Tout ce que fait le fils d'Adam est pour lui-même sauf le jeûne, il est pour Moi et c'est Moi qui en donne la récompense... » [ Hadith unanimement reconnu authentique ]

Parmi les indénombrables vertus du jeûne, ce dernier est aussi une protection infaillible, car le Prophète a dit :

« Le jeûne préserve de l'enfer tel un bouclier au combat » [ Rapporté par Ahmed ]

On peut encore se faire une idée du mérite du jeûne en soulignant qu'au Jour du jugement dernier, Allah invitera les jeûneurs à entrer par la porte de "Rayane", la porte des "rafraîchissements", qui ne sera franchie que par eux. On retiendra donc que Ramadan est un mois béni, un mois qui a des avantages ici-bas, et dans l'au-delà !

Ce que le musulman doit retenir, c'est que le jeûne ne consiste pas uniquement à se priver de nourriture, boissons, relations intimes ... Mais cela doit être un jeûne complet et sincère qui nous fera profiter pleinement de La récompense divine.À cet effet, nous allons énumérer quelques points importants :

Pratiquer le jeûne de la langue [en contrôlant sa langue]

La langue est à l'origine de beaucoup de maux et de problèmes, elle peut blesser plus profondément qu'une arme, et est capable de semer la discorde et de briser des ménages... Tout musulman doit tenir sa langue, ne pas prononcer des mots grossiers, il ne doit pas non plus dire des paroles vaines, ni calomnier, ni médire, ni mentir...

Le Prophète a dit :

« Quand l'un de vous jeûne, qu'il s'abstienne de dire des choses obscènes et d'élever la voix. Si quelqu'un l'insulte ou le provoque au combat, qu'il se contente de dire : “ Je suis en état de jeûne ”... » [ Hadith unanimement reconnu authentique ]

Pratiquer le jeûne des yeux [en maîtrisant son regard]

Allah a dit :

{ Prescris aux croyants de tenir leurs yeux baissés et de dominer leurs sens. Cela les rendra plus purs. Allah sait tout ce qu'ils font. } [ Sourate 24 - Verset 30 ]

Comme on le sait, le regard en islam est autorisé, mais uniquement dans le licite, car il est dit Allah nous a donné deux yeux, mais avec cela, Il nous a donné deux "couvercles" pour les préserver des choses qu'Allah n'aime pas et ces couvercles sont : les paupières.

La vue est l'une des portes qui mène au coeur, et pour preuve, lorsque l'on regarde une mauvaise image, elle nous reste en tête des jours voir des années, et par conséquent elle tache notre coeur, qui devient plus lourd a l'adoration d'Allah .

Pratiquer le jeûne de l'ouïe [en se préservant les oreilles]

Allah nous dit :

{ Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance ! L'ouie, la vue et le c½ur ; sur tout cela, en vérité, on sera interrogé } [ Sourate 17 - Verset 36 ]

Le musulman doit se préserver des mauvaises paroles, même s'il ne les dit pas. Il doit aussi veiller à ne pas les entendre. Il veille aussi à ne pas détourner son c½ur de l'adoration d'Allah , en évitant ce qui rend son c½ur faible, tel écouter de la musique, prêter l'oreille à la médisance, le colportage, les mots grossiers, les paroles vaines...

Pratiquer le jeûne du corps en général [en se préservant les membres]

Le "nafs" ou ego : En le soumettant à l'adoration. Comme on le sait, notre nafs n'aime que se reposer, ne pas se fatiguer... et pour y remédier, nous l'éduquons par le biais du jeûne, en ne lui donnant pas satisfaction et en le soumettant aux actes d'adorations.

Le coeur : En le nettoyant des choses de ce bas monde auquel il est souvent rattaché, et en le faisant "jeûner" en le privant des choses qu'il aime, et entre autres en donnant les biens auxquels il est trop lié, car un attachement excessif aux biens nous rend difficile l'attachement à notre Créateur.

Les mains : En ne prenant que les choses qui plaisent à Allah , [en s'interdisant les gestes grossiers, persécuteurs, ou injustes...]

Les pieds : En ne se rendant que vers les endroits qui plaisent à Allah ...

Le Jeûne est donc avant tout une cure pour tout le corps

Et Allah est Seul Savant.



Comment profiter de son Jeûne

Préserver ses membres de tous les péchés ( voir rappel : jeûne complet )

L'intention et la sincérité
Le Prophète a dit dans deux hadith rapportés par Boukhari et Muslim :

« Les actions ne valent que par les intentions et chacun n'a pour lui que ce qu'il a eu réellement l'intention de faire... »

... donc mettre l'intention exclusive de jeûner pour Allah , et non pour les “ que dira-t-on ? ”, ou par peur des remarques d'autrui. Louanges à Allah, c'est uniquement pour plaire à son Créateur que le croyant jeûne. Ne pas hésiter aussi, à multiplier les intentions, avoir l'intention de lire le Coran ou de visiter un frère, car on sait que si notre intention était réelle et sincère, même si on n'a pu la faire alors Allah nous en donne la récompense.

L'espérance de la récompense divine pour son jeûne
Le croyant jeûne pour plaire à son Seigneur, pour augmenter sa foi, fortifier le lien qui le lie à son Créateur, se faire pardonner ses péchés, comme le Prophète nous l'explique :

« Les cinq prières rituelles, la prière du vendredi jusqu'au vendredi suivant, le jeûne du mois de Ramadan jusqu'au Ramadan prochain, tous ont un effet absolutoire si on évite les graves péchés. » [ Rapporté par Mouslim ]

Aussi :

« Qui jeûne le mois de Ramadan avec foi en comptant sur la récompense divine, ses péchés lui seront pardonnés » [ Rapporté Boukhari et Mouslim ]

Les actes d'adoration

La prière :

Dans le Coran Allah ne cesse de nous exhorter à la prière : " wa aqimou Salat" Il est dit : « La salât fut la première et la plus importante chose ordonnée par Allah, et elle sera la première et la plus importante chose sur laquelle il faudra compter lors du jugement dernier » Donc, incha Allah, ne pas hésiter à redoubler d'effort, pour sa prière, et aussi, ne pas hésiter à ajouter les prières surérogatoires que nous a enseigné le Prophète , car c'est là que réside la solution pour augmenter notre niveau de foi. De plus le prophète veillait les nuits de Ramadan.

« À la dernière décade (dix derniers jours), il réveillait toute sa famille, ceux qui étaient capables de prier, grand et petits. » [ Rapporté par Mouslim ]

Le Dhikr (le rappel) :

Dans le Coran Allah nous dit :

{ Souvenez-vous de Moi donc, Je vous récompenserai. Remerciez-Moi et ne soyez pas ingrats envers Moi ! } [ Sourate 2 - Verset 152 ]

- Demander à Allah Son pardon par "l'istighfar".

Par exemple :

« Ô Allah ! Tu es mon Seigneur, il n'y a de Dieu que Toi, c'est Toi qui m'a créé et je suis Ton serviteur, je suis soumis à Tes promesses autant que je le puis, je cherche refuge auprès de Toi contre le mal que j'ai commis, je me rends devant Toi avec les bienfaits dont Tu m'as comblé et je me rends devant Toi avec mon péché. Pardonnes-moi car nul autre que Toi n'absout les péchés. »

Chadad Ibn Aws rapporte que le Prophète a dit :

« La meilleure façon de demander pardon de ses péchés consiste à dire :

Allahouma anta rabbi la ilaha illa anta, khalaqtani wa ana âbdouke, wa ana âla âhdika wa wâdika massta-tâte, aôudhou bika mine charri ma çanâte, abou-ou laka bi nîmatika âlaya wa abou-ou bidhanbi, fa ghfirli, fa innahou la yaghfirou dhounouba illa ante.

Celui qui invoquera Allah de la sorte le soir de façon convaincu, s'il devait mourir la nuit, il entrerait au Paradis. De même pour celui qui le dit le matin » [ Rapporté par Boukhari ]

- Les prières sur le Prophète : Allahouma salli wa salam 'ala Mohamed

- Les tasbih : " SoubhanAllah" - "Elhamdoulilah" - "Allahou Akbar" - "La Ilaha Il Allah" - [ "Louange à Allah" - " Gloire à Allah" - "Allah est Grand" - "Il n'y a nul autre divinité digne d'être adoré sauf Allah " ]

{ ... Les invocateurs d'Allah en abondance et les invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense } [Sourate 33 - Verset 35 ]

Le Coran

« Le jeûne de Ramadan intercédera pour l'homme le Jour de la Résurrection. Le jeûne dira : “ Seigneur ! je l'ai empêché de boire et de manger pendant le jour ” Le Coran dira “ Seigneur ! Je l'ai empêché de dormir la nuit. Accepte notre intercession pour lui ! » [ Rapporté par Ahmed et Nassa'i ]

Il est dit que le Prophète multipliait la lecture du Coran durant ce mois. De plus le lecteur du Coran bénéficie d'une grande récompense : Selon Ibn Mas'oud le Messager d'Allah a dit :

« Celui qui lit une seule lettre du Coran s'inscrit une bonne action et la bonne action a dix fois son salaire. Je ne dis pas que “ Alif, Lam, Mim ” (lettres énigmatiques se trouvant au début de certains chapitres du Coran) est une lettre, mais Alif est une lettre, Lam est une lettre et Mim est une lettre » [ Rapporté par At Tirmidi ]

La charité

Comme on ressent ce que ressentent les pauvres, bien que nous savons que nous allons bien manger le soir incha Allah, cela doit nous inciter à donner au Nom d'Allah Le Très Haut .

« Le Prophète était le plus généreux des humains et plus encore en Ramadan, quand Gabriel venait le voir. » [ Rapporté par Boukhari ]

Et si on en a l'occasion : de faire El 'Omra ( le petit pèlerinage) :

Le Prophète a dit :

« Une 'omra pendant le mois de Ramadan, vaut un grand pèlerinage en ma compagnie » [ Rapporté par Boukhari et Mouslim ]

En plus de ceci, essayer de faire tous les actes qui nous feront aimer d'Allah tels :
Les visites en Son Nom, (malades, amis, personne isolée, ...)

Aide de toutes sortes (parole, sourire, salut, donner de son temps, ses biens, ...)

Être bon avec les autres (parente, famille, voisin, entourage...)

Prêcher la bonne parole (prescrire le bien et proscrire le mal..)

Se rendre des comptes
C'est-à-dire, se demander chaque jour si notre jeûne a été accepté par Allah , qu'est ce qu'on a fait pour Lui plaire, avons-nous été irréprochables dans nos actes... Car il est dit : «L'intelligent est celui qui se demande des comptes à lui-même ... »

En conclusion

« Durant le mois de Ramadan, on doit être à la recherche du pardon et du repentir, nous devons également faire tout notre possible pour attirer sur nous la Miséricorde Divine, et ce, en pratiquant et en multipliant nos ½uvres pieuses en général. Sans oublier, bien entendu, d'accorder une attention particulière à la protection de notre jeûne de tout ce qui pourrait le souiller et diminuer ainsi de son mérite »

Allah Le Très Miséricordieux nous accorde l'immense bienfait de pouvoir revivre de nouveau un de ces mois magiques, alors demandons à Allah Le Tout Miséricordieux de nous faire profiter de ce mois afin de goûter à la douceur de la foi et à ses délices.

Faisons que ce mois soit une continuation dans notre comportement et nos actes d'adoration, dans tous les autres mois et tout au long de notre vie.




Les Secrets du Jeûne

La pratique du jeûne est un mystère qui n'est rattaché à rien d'extérieur, un mystère auquel nul autre qu'Allah Le Très-Haut ne participe, même pas les anges-témoins qui ne peuvent écrire Sa récompense. Il a été rapporté que les hommes entrent au Paradis grâce à la miséricorde divine, et que là, leurs rangs dépendent de leurs dévotions. Et puisque la récompense du jeûne est infinie, celui qui recherche les plus hauts degrés du Paradis devrait l'observer.

Junayd disait : « Le jeûne est la moitié de la foi. » Le jeûne désigné dans cette parole est la faim. Elle est le moyen de s'élever spirituellement et de nourrir son âme, car plus le corps a faim et plus l'âme est nourrie : c'est une angélisation de l'être humain dans le sens où l'on cherche à ressembler aux anges, dans la limite des possibilités humaines.

L'homme ne peut s'élever spirituellement que s'il se détache de ce monde et de tout ce qui s'y rattache. La dimension spirituelle de l'homme, l'âme (ar-rûh) a besoin de se nourrir par l'adoration, et de s'épanouir en réduisant les effets des désirs et plaisirs charnels : c'est l'état de l'ascèse (zuhd). Pour y parvenir en empruntant le plus court chemin, le meilleur moyen est la faim du jeûne. C'est une épreuve par laquelle le Musulman montre son amour pour l'Éternel, et que rien ne peut le détourner de Lui. Allah (magnifié soit Son Nom) dit :

{ Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants. } [ Sourate 2 - Verset 155 ]

Ils ont mérité la bonne nouvelle quand ils ont enduré et patienté au moment de ces épreuves, dont la faim fait partie. Le Prophète mangeait très peu et passait, parfois, deux mois sans que le feu ne soit allumé dans sa maison.

Un jour, 'Umar ibn al-Khattâb sortit de nuit, il rencontra Abû Bakr -as-Siddiq qui lui demanda ce qu'il faisait là, à cette heure de la nuit. 'Umar lui répondit que c'était à cause de la faim et qu'il avait noué autour de son ventre une pierre pour en diminuer la douleur. Abû Bakr lui répondit qu'il était sorti pour la même raison et qu'il avait noué, lui aussi une pierre autour de son ventre. Alors qu'ils marchaient ensemble, ils rencontraient le Prophète alors qu'il avait noué autour de son ventre deux pierres.

Le jeûne implique plusieurs obligations

- Ne pas manger et s'abstenir de rapports sexuels licites durant la journée ;

- Préserver sa vue de regards pleins de désirs, et pour l'ouïe ;

- Se préserver d'écouter la mécréance (kufr) ou la médisance (ghayba) ;

- Tenir sa langue afin qu'elle ne profère pas de paroles interdites vaines ou mauvaises, et garder son corps afin qu'il ne cherche pas à assouvir ses désirs et à transgresser les ordres divins.

Celui qui se comporte de cette manière observe véritablement son jeûne, car les effets immédiats du jeûne sont contenus dans la stricte observance de toutes ces règles, sinon il n'a pas de raison d'être.

Le Messager a dit :

« Plus d'un retire de son Jeûne que la faim et la soif ».

Et dans un autre hadith :

« Celui qui ne s'abstient pas de mentir et d'agir en pur mensonge, Allah n'a que faire de son renoncement à son manger et à son boire. »

Aussi :

« [... ] "Le jeûne est un bouclier (contre l'Enfer). Quand l'un de vous jeûne, qu'il s'abstienne de dire des obscénités et d'élever la voix. Si quelqu'un l'insulte ou le provoque au combat, qu'il se contente de dire : « Je suis en état de jeûne. »

Sahl Tustarî disait : « Quand Allah a créé le monde d'ici-bas, Il a mis dans l'excès de la nourriture, la désobéissance et l'ignorance, et Il a mis dans la faim, la science ('ilm) et la sagesse (hikma). »

Abû Sulaymân Dârânî disait : « La clé d'ici-bas est l'excès dans la nourriture et la clé de l'au-delà est la faim. »

AI Hujwîrî disait : « La faim aiguise l'intelligence et améliore l'esprit et la santé. » On rapporte une parole qui dit : « Rendez vos ventres affamés et vos corps assoiffés et éprouvés pour que, peut-être, vos c½urs puissent contempler la Grandeur d'Allah en ce monde. »

L'Imam Ghazâlî nous dit : « Sache que le jeûne est de trois degrés : le jeûne des communs des musulmans, le jeûne des élus, le jeûne de l'élite des élus d'Allah. »

Le jeûne des communs des musulmans consiste à s'abstenir d'assouvir ses instincts sexuels et de s'abstenir de manger et de boire. Le jeûne des élus d'Allah Le Très-Haut consiste, en plus des abstentions précédentes, à préserver l'ouïe, la vue, la langue, les membres et tous les sens de tout ce qui est interdit. Le jeûne de l'élite des élus est le jeûne du coeur, il consiste à le préserver de toute idée basse et de tout ce qui le détourne d'Allah Le Très-Haut et de son rappel (dhikr).

En ce qui concerne le jeûne des élus, qui est celui des mystiques, il s'acquiert par six conditions :

La première est de préserver la vue de tout ce qui est interdit et de toute vision qui fait oublier Allah Le Très-Haut. Le Prophète a dit : « La vision interdite est une flèche du Diable, celui qui s'en garde par crainte d'Allah, Allah lui donne en échange une foi dont il trouve la douceur dans son coeur. »
La deuxième est de s'abstenir de parler de choses futiles, de paroles basses et ostentatoires, de la polémique (al-mira), de la médisance (al-ghayba) et du mensonge (al-kadhib) ; obliger la langue à se taire (si ce n'est pour des adorations), s'occuper du rappel et de la lecture du Coran.
Sufyân Thawrî disait : « La médisance gâche et annule le jeûne. » - Mujâhid disait : « Deux choses gâchent et annulent le jeûne : la médisance et le mensonge. »

La preuve est dans le verset qui dit :

{ [... ] Et ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? Non ! vous en aurez horreur. Et craignez Allah, car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux. } [ Sourate 49 - Verset 12 ]

La troisième est de préserver l'ouïe car Allah Le Très-Haut, parlant des hypocrites dans le Coran, dit :
{ Ils sont attentifs au mensonge et voraces de gains illicites [... ] } [ Sourate 5 - Verset 42 ]

Ceux qui profèrent des paroles illicites et ceux qui les écoutent sont sur le même pied d'égalité. Le jeûne de l'ouïe, comporte le fait de ne pas écouter la mécréance, Allah Le Très-Haut dit à ce sujet :

{ Dans le Livre (le Coran), Il vous a déjà révélé ceci : lorsque vous entendez qu'on renie les versets d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu'ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tous dans l'Enfer. } [ Sourate 4 - Verset 140 ]

La quatrième consiste à préserver les membres, mains et pieds, de tout péché, et à se garder de toute nourriture douteuse ou illicite. Il n'est pas pensable de s'abstenir de ce qui est licite pour jeûner et de rompre ce jeûne par ce qui est illicite.
La cinquième ; au moment de la rupture du jeûne, le croyant ne doit pas manger excessivement, sinon il perd l'effet du jeûne de sa journée. Comme on l'a dit, le but du jeûne est de maîtriser ses désirs et ses instincts pour les minimiser au maximum afin de se fortifier spirituellement : { [... ] Ainsi atteindrez-vous la piété. }
Le secret du jeûne consiste à affaiblir les forces des désirs, instincts et passions qui sont les armes redoutables du Diable jusqu'à ce que l'ego (nafs) soit maîtrisé. Ceci n'est possible que si, à la rupture du jeûne, le musulman ne prend que le même repas consommé avant le jeûne, sans récupérer tous les repas de la journée.

Mâlik ibn Dînâr a dit : « Celui qui a vaincu les désirs de ce bas monde ; celui-là, Satan a peur de son ombre. » On a dit à un croyant : « Tu ne désires rien ? » Il a répondu : « Je désire rien désirer. »

Aussi, il est préférable qu'il ne cherche pas à éviter de ressentir la faim, pendant la journée, en dormant exagérément. Car il ne sentira son c½ur pur que s'il éprouve la faim et la soif au point de faire ses prières de nuit et son dhikr aisément jusqu'à ce que le Diable ne convoite plus son coeur et qu'il puisse contempler le Royaume des cieux.

Pendant le Ramadhân, la nuit du destin (laylatulqadr) est, en quelque sorte, l'accomplissement de tout cela :

{ La nuit d'al-Qadr est meilleure que mille mois. Durant celle-ci, descendent les Anges ainsi que l'Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube. } [ Sourate 97 - Versets 3 à 5 ]

La sixième est que ton coeur soit suspendu entre l'espoir (rajâ') et la crainte (khawf) ; l'espoir que ton jeûne soit accepté par Allah Le Très-Haut et d'être parmi les gens de la Proximité, et la crainte de le voir refusé et d'être parmi ceux qu'Allah Le Très-Haut a repoussés. Ce sentiment doit d'ailleurs accompagner toute adoration.
Abû Umâma a dit :

« Je suis venu voir le Prophète et je Lui ai demandé : « Ô Messager d'Allah ! Ordonne-moi un acte qui me fasse entrer au Paradis. Il a dit : « Observe le jeûne, il n'a pas d'égal » Et je suis revenu lui demander une deuxième fois, Il m'a dit : « Observe le jeûne, il n'a pas d'égal »

On a dit à Ahnaf ibn Qays : « Tu es vieux et le jeûne t'affaiblit. » Il a répondu : « Je le fais pour un long voyage. Endurer l'adoration est moins dur que d'endurer Son châtiment. »

Yahyâ ibn Mu'âdh disait : « La faim est une lumière, et le rassasiement est un feu, et les désirs sont les bûches qui s'enflamment et qui ne s'éteignent qu'en brûlant celui qui s'en accommode. »


Ce qu'il faut savoir sur le Vendredi

Sur l'obligation de la prière du vendredi
Allah le Très Haut a dit :

{ [...] quand on appelle à la prière à un moment d'un vendredi, empressez-vous au Rappel d'Allah. Laissez-là toute transaction : meilleur ce sera pour vous, si vous saviez ... }
[ Sourate 62; Al Joumou'a – verset 9 ]

Abou Houreyra rapporte qu'il avait entendu le Messager d'Allah s'exprimer ainsi :

« Le jour de la Résurrection, nous serons les derniers et [en même temps ] les premiers, bien que les autres ont reçu les Ecritures avant nous. De plus ce jour-là [le vendredi ] est ce jour qui leur avait été rendu obligatoire mais ils avaient divergé à son sujet. Quand à nous, Allah nous a guidés vers ce jour. Donc, en ce qui concerne le vendredi, les gens viennent après nous : les Juifs, le lendemain [ samedi et les Chrétiens, le surlendemain [ dimanche ]. » [ Rapporté par Al Boukhari ]

Sur le mérite des ablutions majeures le jour du vendredi.
Et est-ce que l'enfant et la femme doivent assister [ à la prière ] du vendredi ?

'Abdoulah ibn Omar a rapporté que le Messager d'Allah a dit : « Lorsque l'un de vous veut se rendre à l'office du vendredi qu'il fasse des ablutions majeures ! ». [Rapporté par Al Boukhari ]

Selon Ibn 'Umar tandis que Omar Ibn El khatab était debout pour le sermon du vendredi, entra un homme des premiers Mouhajir et des Compagnons du Prophète .

Et Omar de l'appeler [ en lui reprochant son regard] :

« On est en quelle heure ? » - J'étais occupé, expliqua l'homme, et je ne suis arrivé qu'au moment où j'étais entrain d'entendre le Adhan. Et sans m'attarder j'ai fait des ablutions mineurs.

– Et en plus tu n'as fait que des ablutions mineures, bien que tu sais que le Messager d'Allah recommandait des ablutions majeures ! »

Selon Abou Sa'id El khoudry : Le messager d'Allah a dit : « Les ablutions majeures pour le vendredi sont obligatoires pour tout pubère. »

Sur le fait de se parfumer de baume pour le vendredi

D'après Abou Bakar ibn el Munkadir 'Amrou Ibn Souleyman al 'Ansary a dit :

« J'atteste que le Messager d'Allah a dit : « Le jour du vendredi, les ablutions majeures sont obligatoires pour tous pubère. De même pour le fait de se curer les dents et de toucher du baume, s'il en trouve. "

Selon 'Amrou : En ce qui concerne les ablutions j'atteste qu'elles sont obligatoires ; mais pour le fait de se curer les dents, Allah est plus informé, si cela est obligatoire ou non. Cependant, le hadith est ainsi rapporté.

Selon Abou 'Abdoulah : Abou Bakr est le frère de Mouhamed ibn el Munkadir . Son surnom est aussi son nom. Ce hadith à été aussi rapporté de lui par Bukayr ibn Al'Achaj et Sa'id ibn Abou Hilal, ainsi que par de nombreuses autres personnes. Signalons, en outre, que Mouhamed ibn El Moukadir avait aussi le surnom d'Abou Bakr, en plus du surnom d'Abou 'Abd-oul-Lah.

Sur le mérite du vendredi
Selon Abou Horeyra : Le messager d'Allah a dit :

« Celui qui fait des ablutions majeures, je jour du vendredi, similaires aux ablutions de janaba, puis se dirige * [ à la mosquée ], sera comme s'il avait sacrifié une chamelle. S'il part à la deuxième heure, il sera comme s'il avait sacrifié une vache. S'il part à la troisième heure, il sera comme s'il avait présenté un bélier cornu, une poule, s'il part dans la quatrième heure, enfin, un oeuf, s'il part à la cinquième heure. De plus, lorsque l'imam arrive, les anges se présentent à leur tour pour entendre les invocations... »

[ * A la première heure ]

Sur le fait de se pommader les cheveux pour l'office du vendredi

Salman Al Farisy a dit : « Le Prophète a dit :

« Tout homme qui fait des ablutions majeures le jour du vendredi, se purifie autant qu'il peut, s'arrange les cheveux avec sa pommade ou se parfume avec du baume de sa femme, sort, se rend à la mosquée, ne sépare pas entre les fidèles [ pour se frayer un passage ], prie autant que cela lui est possible, puis écoute attentivement lorsque l'imam commence à parler, celui-là verra pardonnés ses péchés jusqu'au vendredi suivant. »

Selon Tawous : « Je dis à Ibn 'Abass : « On rapporte que le Prophète a dit :

« Faites vos ablutions majeures le jour du vendredi et lavez vos têtes ! et ce même si vous n'êtes pas en état de janâba. Aussi, faites usage du baume. » - Cela est vrai pour les ablutions majeures, répondit Ibn 'Abass, mais je ne sais rien pour le baume. »

D'après Tawous, on transmit à Ibn 'Abass les propos du Prophète sur les ablutions majeures du jour du vendredi.

« Je dis alors à Ibn 'Abass, rapporte Tawous : « Le fidèle doit-il utiliser du baume ou de la pommade si sa femme en a ? – Je ne sais pas, répondit Ibn Abass. »

On doit mettre les plus beaux habits qu'on a pour aller à l'office du vendredi
Selon Abdoulah ibn Omar : Un jour, Omar Ibn El khatab vit qu'on était en train de vendre une robe de soie près de la porte de la mosquée. Il dit alors au Prophète :

« O messager d'Allah ! pourquoi ne l'achètes-tu pas pour la mettre pour l'office du vendredi et pour la réception des délégations ? – Celui qui met ce genre d'habit, répondit le Prophète, n'aura aucune part de bonheur dans l'autre vie. »

Après cela, le Messager d'Allahreçut plusieurs robes de ce genre, il donne une à Omar qui dit : O messager d'Allah ! Tu me la donnes malgré tes propos tenus sur la robe de 'Utarid [ càd celui qui était en train de vendre la robe près de la mosquée ] – Je ne te l'ai donnée, expliqua le Messager d'Allah pour que tu la mettes. » En effet, 'Omar ibn El Khatab offrit ensuite cette robe à son frère polythéiste qui était à la Mecque.

Sur le fait de se curer les dent [ frotter avec un siwak ] le jour du Vendredi

D'après Abou Sa'id le Prophète a dit : « [...] et il doit se curer les dents. »

Selon Abou Horeyra le Messager d'Allah a dit : « Si je ne craignais pas que ce serait pénible pour ma Oumma – ou pour les gens – je leur aurais ordonné de se curer les dents au moment de chaque prière. »

Selon Anas le Messager d'Allah a dit : « J'ai trop insisté à vous recommander le cure-dent... »

Selon Houdeyfa : « En se levant la nuit pour prier, le Prophète se nettoyait la bouche »

Que Doit-on réciter du Coran pendant la prière du Fajr du jour du vendredi

Selon Abou Houreyra : « Dans la prière du Fajr du jour du vendredi, le Prophète récitait la sourate As-Sajda et la sourate el Inssane »

Sur la prière du vendredi dans les villages et les villes
Selon Ibn 'Abass :

« Le premier office du vendredi – après un vendredi célébré dans la mosquée du Messager d'Allah – fut dans la mosquée des 'Abd-al-Qays, à Juwathya dans le Bahrayn. »

Selon ibn Omar le Messager d'Allah a dit : « Chacun de vous est un pasteur... »

Al-Layth ajoute : Younous dit : « Ruzyq ben Hukaym écrivit à Ibn Chihab – J'étais avec lui à Wadi-l-Qura – et lui demanda qu'il pouvait présider l'office du vendredi. Signalons que Ruzayq cultivait une terre sur laquelle il y avait un groupe formé de noirs et d'autres personnes. De plus, il était le gouverneur de 'Ayla.

Ibn Chihab lui écrivit – J'étais en train d'entendre – et lui ordonna de présider la prière du vendredi en lui rapportant que Salim lui avait dit que Abd-el-Lah ibn Omar disait : « J'ai entendu le Messager d'Allah dire :

Chacun de vous est pasteur et chacun de vous est responsable de son troupeau ; l'imam est pasteur et est responsable de son troupeau, l'homme est pasteur au sein de sa famille et est responsable de son troupeau, la femme est pasteur dans la maison de son époux et est responsable de son troupeau, le serviteur est pasteur quant aux biens de son maître et est responsable de son troupeau.

« Je crois qu'il a aussi dit : ... L'homme est pasteur quant aux biens de son père est responsable de son troupeau. Chacun de vous est pasteur et chacun est responsable de son troupeau. ».

Est-ce que ceux qui n'assistent pas à la prière du vendredi - femme, enfants, et autres – doivent faire les ablutions majeures ?
Selon Ibn Omar : Les Ablutions majeures doivent être faites par ceux qui la prière du vendredi est obligatoire.

Selon Abdoulah ibn Omar : « Celui d'entre vous qui veut venir à l'office du vendredi, qu'il fasse ses ablutions majeures. »

Selon Abou Sa'id El khoudri le Messager d'Allah a dit : « Les ablutions majeures du jour du vendredi sont obligatoires pour tous pubère. »

Dans un autre Hadith : « [...] Puis il dit : « Chaque musulman doit faire ses ablutions majeures une fois tous les sept jours, où il lavera sa tête et son corps. »

Rapporté aussi par 'Aban Ibn Saleh et ce de Moujahid et Tawous, d'Abou Horeyra qui dit : « Le prophète a dit : Allah le Très Haut, a un droit auprès de chaque Musulman : faire ses ablutions majeures un jour tous les sept jours. ».

D'après Nafi', Ibn Omar a dit :

« Omar avait une épouse qui assistait à la prière en groupe de la mosquée pendant les prières du Fajr et du 'Icha. On lui dit alors : « Pourquoi sors-tu bien que tu sais que Omar déteste cela et, est en plus jaloux ? – Et qu'est-ce qui l'empêche de me l'interdire ? demanda-t-elle – Ce qui l'empêche sont ces propos du Messager d'Allah : « N'empêchez pas les servantes d'Allah [ c'est à dire les femmes ] de venir aux mosquées d'Allah. »

Sur la permission de ne pas venir au cas où l'on ne s'est pas présenté pour la prière du vendredi à cause de la pluie
D'après Abdoulah ibn Al Harith, le cousin paternel de Mouhamed ibn Sîrîn, Ibn 'Abass a dit à son muezzin en jour pluvieux. « Lorsque tu arrives à : J'atteste que Mouhamed est le Messager d'Allah, ne dit pas : Accourez à la prière, dis plutôt : Priez dans vos maisons ! » En entendant cela, les présents semblaient ne pas admettre la chose. Et Ibn 'Abass de dire : « Cela a été fait par celui qui est mieux que moi. Certes, la prière du vendredi est obligatoire, mais je n'ai pas voulu causer de gêne ni que vous marchiez dans la boue glissante. »

A partir de quelle distance doit-on venir à la prière du vendredi ? et pour qui est-elle obligatoire ?
Allah le Majestueux et Puissant a dit :

{ O vous qui avez cru! Quand on appelle à la Salat du jour du Vendredi, accourez à l'invocation d'Allah et laissez tout négoce. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez ! [...] }
[ Sourate 62 El Joumou'a – verset 9 ]

'Ata a dit : Lorsqu'on est dans un village à population agglomérée et qu'on appelle à la prière du vendredi, on doit y assister soit qu'on a entendu l'appel ou non.

Anas faisait parfois la prière du vendredi et des fois il ne la faisait pas, et ce en étant dans la résidence à Az-Zawiya, à deux farsakh de Bassorah.

Aicha , l'épouse du Prophète a dit : « Le jour du vendredi, les gens arrivaient les uns après les autres de leurs maison et d'Al-Awâly tout poussiéreux et transpirants. Une fois, un homme d'entre eux vint voir le Messager d'Allah qui était chez moi... Le Prophète dit alors : « Si seulement vous vous purifiez pour votre jour-ci. »

Le temps de la prière du vendredi commence à partir du moment où le soleil commence à s'incliner vers l'ouest
Yahya ibn Sa'id rapporte avoir interrogé 'Amra sur les ablutions majeures le jour du vendredi et que celle-ci répondit : 'Aicha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

« Les gens travaillaient eux-mêmes. Et pour assister à la prière du vendredi, ils s'y rendaient en gardant leur état [ d'ouvrier ]. D'où, il leur fut dit : « Si seulement vous vous laviez ».

Anas ibn Malik rapporte que le Prophète faisait la prière du vendredi lorsque le soleil penchait [ de l'autre côté du ciel ]

D'Après Humayd, Anas a dit : « Nous accomplissions tôt la prière du vendredi et nous faisions la sieste après l'avoir faite. »

Lorsque la chaleur devient torride le jour du vendredi
Abou Khalda – c'est à dire Khalid ibn Dinâr – a dit : « J'ai entendu Anas ibn Malik dire : « Lorsque le froid était intense, le prophète faisait tôt la prière, lorsque la chaleur devient torride, il attendait la fraîcheur pour accomplire la prière. » C'est à dire, celle du vendredi. »

Younous ibn Bukheyr : Abou Khalda nous a rapporté cela en citant « pour accomplir la prière, sans toutefois citer le vendredi.

Sur le fait de marcher pour aller à la prière du vendredi
'Ababa ibn Rifa'a a dit : « Abou 'Abs me rencontra au moment où j'allais à la prière du vendredi et il me dit : « J'ai entendu le Prophète dire: Celui dont les pieds ont été empoussiérés pour la cause d'Allah, Allah le préservera du Feu. »

Abou Salama ibn Abd-er-Rahman : Abou Houreyra a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah dire :

« Lorsqu'on appelle à la prière, ne venez pas en vous hâtant ! Venez plutôt en marchant et soyez calmes ! ... Faites la partie que vous rattraperez et terminez ce que vous aurez manqué. ».

Lors de l'office du vendredi on ne doit pas séparer deux personnes assises l'une près de l'autre dans la mosquée
Salman Al Farisy a dit : « Le messager d'Allah a dit :

Celui qui fait ses ablutions majeures le jour du vendredi, se purifie autant qu'il le peut, se pommade ou met du baume, sort pour la prière, ne sépare pas deux personnes assises l'une près de l'autre dans la mosquée, prie autant que cela lui est possible, puis à l'arrivée de l'imam, commence à écouter attentivement ..., celui-là verra pardonnés ses péchés commis jusqu'au vendredi prochain. »

Le Jour du vendredi aucun ne doit faire lever son frère et prendre sa place
Ibn Jurayh a dit : « J'ai entendu Nafi' dire : J'ai entendu Ibn Omar dire : « Le prophète a interdit q'un homme fasse lever son frère de sa place et s'y asseoit. » J'ai dit alors à Nafi' – Est-ce que cela concerne la prière du vendredi ? – La prière du vendredi e les autres prières, m'a t-il répondu ».

Sur le Adhan le jour du Vendredi
As-Sa'id Ibn Yazid a dit : « Du vivant du Prophète, ainsi que d'Abou Bakr et de 'Omar, le premier appel pour la prière du vendredi se faisait dès que l'imam était assis sur le minbar. Mais 'Othmane ajouta durant son califat – où le nombre de gens devint élevé – le troisème appel à Az-Zawra.

Sur le Muezzin unique le jour du Vendredi
As-Sa'id ibn Yazid a dit : « Celui qui ajouta le troisième Adhan pour le jour du vendredi fut 'Othmane ibn 'Affane, et ce lorsque le nombre des habitants de Médine était devenu élevé. Quant au temps du Prophète, il n'y avait qu'un seul muezzin. De plus, on faisait le Adhane le jour du vendredi dès que l'imam s'était assis – c'est à dire sur le minbar. »

Lorsque l'imam, qui est en train de faire le sermon, voit un homme arriver, il lui ordonne de faire deux raka'at & sur celui qui arrive au moment où l'imam est en train de prononcer le sermon, celui-là peut faire deux raka'at légères
Jabir Ibn Abdoulah a dit : « Un homme arriva au moment où le prophète était en train de faire le sermon du vendredi aux fidèles. « As-tu prié ? lui demanda le Prophète – Non, répondit l'homme – Lève-toi et fait deux raka'at. »

Sur le fait de lever les deux mains pendant le sermon
Anas a dit : « Tandis que le Prophète prononçait le sermon du jour du vendredi, un homme se leva et dit : « Ô Messager d'Allah ! les chevaux et les brebis ont péri. Invoqu'Allah afin qu'il nous abreuve ! ». Sur ce, le Prophète tendit les deux mains et fit une invocation. »

Sur le fait d'être attentif lorsque l'imam est en train de prononcer le sermon du vendredi
Abou Houreyra a dit : Le Messager d'Allah a dit : « Si tu dis à ton voisin -– « Ecoute ! » -- au moment où l'imam est en train de prononcer le sermon, tu es considéré comme ayant parlé inconsidérément. »

Sur l'heure particulière le jour du vendredi
Abou Houreyra a dit : Le Messager d'Allah a dit « Il y a en ce jour une heure qu'aucun adorateur Musulman ne rencontre en étant en prière, sans qu'Allah, le Très Haut, ne lui accorde ce qu'il demande. » Et il fit signe de sa main pour montrer combien cette heure est courte. »

Sur le fait de prier après ou avant la prière du vendredi
Abdoulah ibn Omar a dit, le Messager d'Allah faisait deux raka'at avant et deux raka'at après le dhohr. Il faisait après le Maghreb deux raka'at chez lui. Après le 'Icha, il faisait aussi deux raka'at. Et après la prière du vendredi, il ne priait qu'après avoir quitté la mosquée. Il faisait deux raka'at. »

Sur la sieste après la prière du Vendredi
Hummayd a dit : « J'ai entendu Anas dire : « Nous partions tôt pour la prière du vendredi puis nous faisions la sieste. »

Sahl a dit : « Nous faisions la prière du vendredi avec le Prophète puis arrivait la sieste. »

- Tous ces Ahadith sont rapportés par El Boukhari dans Son Sahih -

dimanche 31 août 2008 07:42

la photo en islam

Louange à Allah

Il est en principe interdit de reproduire l'image d'un être doté d'une âme ; qu'il s'agisse d'un être humain ou d'un animal ; qu'il s'agisse d'une sculpture, d'un dessin imprimé sur une feuille ou un tissu ou un mur etc. , ou une photo prise à l'aide d'une caméra. Cela s'atteste dans les hadith authentiques qui interdisent cela et menacent son auteur d'un châtiment douloureux. Les images se ressemblent (quant à leurs effets éventuels) ; elles peuvent conduire au chirk. Cela arrive quand on s'incline devant elles, les vénère et cherche à se rapprocher à elles de manière à leur donner une importance que seul Allah mérite. L'interdiction est due encore au fait que la fabrication des images est une manière d'imiter la création divine et peut être une source de tentation. C'est ce qui résulte de la contemplation des photos des actrices et des femmes nues et de celles qu'on appelle « Miss ».

Parmi les hadith qui véhiculent l'interdiction de la fabrication d'images (représentant des êtres dotés d'une âme) et qui les qualifient de péchés majeurs figure celui dans lequel Ibn Abbas dit :

« J'ai entendu le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : « Quiconque fabrique une photo ici-bas sera tenu de la doter d'une âme au jour de la résurrection et il ne le fera pas » (rapporté par al-Boukhari et Mouslim).

Selon un autre hadith du même Ibn Abbas le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :


« Tout producteur d'images ira en enfer ; il aura autant d'âmes que d'images produites par lui et chaque âme sera châtiée en enfer ».


Ibn Abbas a dit : « Si vous ne pouvez pas ne pas en faire, faites des images d'arbres ou d'autres objets inanimés » (rapporté par Al-Boukhari et Mouslim). Les hadith indiquent, en général, qu'il est absolument interdit de reproduire l'image d'un être doté d'une âme.
Avis de la Commission Permanente, 1/456-457.

Interrogé sur les photos, cheikh Ibn Outhaymine a dit : « Il n'est pas permis de prendre des photos pour cet usage parce que l'acquisition de photos pour le souvenir est interdite en vertu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) :


« Les anges n'entrent pas dans une maison qui abrite une image » (rapporté par al-Boukhari, bad'a al-khalq, 2986).


Or une maison que les anges ne fréquentent pas n'est pas bonne.

Fatawa Manar al-islam, 3/759.

samedi 30 août 2008 07:43

A quand le hijab ma soeur ?

Ce sujet est un sujet d'extrême importance, car c'est un sujet qui, s'il est négligé peut causer de nombreux dégâts, d'ailleurs il en a déjà causé malheureusement. Et c'est un sujet qui est continue à être un fléau qui cause de très nombreux dégâts dans la société.

Comme vous le savez tous, ce sujet est Al Hijab que l'on traduit en français de manière un peu simpliste par « le voile ». Mais on va voir que ce qu'on appelle le Hijab est plus vaste et plus général que cela. Et comme c'est quelque chose de tout à fait voyant et qu'on remarque tous, ce Hijab est une chose délaissée par beaucoup de nos soeurs musulmanes.

On va revenir aux facteurs qui ont poussé nombre des ces jeunes filles et jeunes femmes à délaisser le Hijab. Il y en a plusieurs... On ne peut pas réduire ça à un seul facteur et simplifier la chose, non, Il y a plusieurs éléments et facteurs qui ont contribué à amener ce phénomène.

C'est à partir du siècle passé qu'est apparu ce phénomène. Avant, jusqu'au 19e siècle, dans la majorité des pays musulmans, il était totalement impensable de trouver une femme qui n'avait pas au moins la chevelure voilée et qui n'était pas habillée pudiquement.

Bien sûr, ici quand on parle du hijab, c'est à l'extérieur, car du vice et de la turpitude, il y en a toujours eu, mais de manière cachée, à l'intérieur des maisons ou dans certains endroits qui étaient connus pour cela. Ce dont on parle à présent, est le fait que la femme se dévoile et montre ses atours de manière flagrante, dans la rue, au vu et au su de tous. C'est ce q'on appelle « Attabarrouj », qui a débuté surtout durant le siècle passé. Et dans certains pays, il a pris une ampleur très considérable.

Je pense par exemple à l'Egypte, où un jour une femme a arraché symboliquement son voile pour, selon elle, dire « nous sommes libres, nous nous libérons de ce carcan et de ce poids qui nous pèse et qui est le voile. » Bien sûr, ces femmes ignorantes de leur religion, à mon avis, ont voulu se libérer d'un certain nombre de traditions qui pesaient sur elles. Et ces traditions sont souvent des traditions locales qui vont souvent à l'encontre de l'islam, comme par exemple (je ne sais pas si l'on peut appeler cela une tradition) le mauvais traitement que les hommes infligent aux femmes. C'est vrai que certains hommes considèrent les femmes comme moins que rien. C'est vrai, mais alhamdoulilleh, bien au contraire, l'islam n'a rien à voir avec ça. Il rejette au contraire cette conception. Il y a également certaines traditions qui ont été héritées d'avant l'islam dans certaines sociétés qui se sont islamisées par la suite, qui continuent à perpétuer et qui vont souvent à l'encontre de l'islam. Bien sûr, ce sont souvent des choses que l'on rencontre dans des milieux ignorants et non chez des gens qui ont de la connaissance.

Donc souvent, ces femmes ont voulu se libérer de toute cette série de poids et de carcans qui pesaient sur elles, et malheureusement avec l'appui du Chaytan, se sont dit : « En se libérant du voile, on se libère de toute cette série de poids et de traditions. Et en même temps, on tend vers le modèle de la femme épanouie, libérée et émancipée, la femme occidentale. » C'est pour elles le modèle de la femme émancipée par excellence. Elles ne connaissent pas le revers de la médaille. Qu'est-ce que la « femme libérée » ? Il suffit de regarder quelques statistiques pour constater qu'on est bien loin de ce qu'on prétend.

Quels sont aussi les gens qui ont encouragé et poussé à ce mouvement de « libération des femmes » ? C'est en fait le mouvement de libération parfois de la religion. Ils veulent se libérer, et ce sont souvent des laïcs qui sont actifs dans ces mouvements. Et pour eux, le mouvement de libération de la femme consiste à la libérer de toutes les limites et de tous les enseignements de l'islam, du moins tous les enseignements qui ont trait à la pudeur de la femme.

On peut classer les gens qui sont liés à ça (d'après moi bien sûr) en 3 catégories :

La première de ces 3 catégories, ce sont les femmes ignorantes et Allah seul sait s'il y en a beaucoup ; il y a des hommes aussi, mais je parle des femmes ignorantes qui ne connaissant pas la valeur du hijab et qui ont institué le hijab, l'ont combattu croyant parfois que c'est une simple tradition.

La deuxième catégorie, ce sont les hommes qui y trouvent leur compte bien sûr et qui y trouvent profit, parce que les hommes qui laissent aller leur bestialité et qui ne font que suivre leurs instincts préfèrent voir la femme en minijupe et en décolleté plutôt que de la voir habillée correctement.

Et la troisième catégorie, ce sont les femmes dévergondées qui n'ont plus de pudeur et qui sont descendues très bas dans l'échelle des valeurs et qui sont jalouses de la chasteté et de la pudeur des femmes qui se respectent. Elles n'aiment pas les voir comme ça, car elles savent qu'elles sont éloignées de ce modèle, elles sont donc jalouses et aimeraient que toutes les femmes deviennent comme elles et se rabaissent comme elles l'ont fait.

Il y a aussi un point sur lequel il nous faut insister, c'est que le voile n'est pas un signe d'asservissement à l'homme, au père, au frère ou au mari comme le laissent croire parfois certains médias. Le voile est une adoration au même titre que la prière, le jeûne, le Hadj et que toutes les adorations prescrites par l'islam ; le hijab en fait partie également. Le hijab est donc une adoration. Si la femme porte le Hijab, ce n'est que par obéissance à son Créateur Qui le lui a demandé. Ce n'est pas pour se plier à la volonté de son père et ce n'est pas, encore une fois, un signe de soumission au père ou aux hommes de la société ...

Il faut donc que ce soit très clair, parce qu'on ignore souvent que, justement, le Hijab est une adoration de la femme et non une contrainte imposée par les hommes. Et c'est pour cela d'ailleurs que l'on remarque souvent que si on a inculqué à la fille depuis toute petite qu'elle faisait cela pour Allah et qu'Allah la voit, jamais ... elle ne retirera son voile. Mais la femme à qui on n'a jamais expliqué cela, et qui croit justement qu'elle le fait pour faire plaisir à son père ou par peur de son père et son frère...c'est ce qu'on voit parfois dans le coin de la rue, elle le met dans son sac dès qu'elle s'éloigne un peu de la maison. Ou bien si elle a peur, elle ne demande qu'une chose, se libérer de ce foulard parce qu'on ne lui a jamais expliqué pourquoi elle devait le faire, elle sent que c'est un poids. De ce fait, dès qu'elle sait que son père ou son frère ne la voit plus, elle va essayer de se libérer de son voile. Contrairement au fait que si elle le faisait pour Allah et qu'elle sait que c'est Allah qui la voit de manière constante, jamais elle ne pourra le retirer.

Il faut aussi savoir que l'islam n'a pas prescrit le voile comme un fardeau pour la femme. L'islam veut le bien de la femme ici-bas et dans l'au-delà. Ce n'est pas un fardeau ni une entrave à la liberté, au contraire, l'islam honore la femme parce qu'il lui donne une valeur. Non pas la valeur d'un morceau de viande qu'on expose à la boucherie ou d'une marchandise qu'on vend à vil prix ou qu'on expose sur le panneau pour vendre le shampooing ou autres. Pour l'islam, la femme est plus que ça. Elle est l'école pour les enfants, elle est la moitié de la société et même plus. Elle est l'école qui va former les générations futures.

L'islam compare la femme à une perle précieuse. Vous savez que la perle est toujours dans une coquille. Pourquoi ? Parce que c'est quelque chose qui la protège ... c'est quelque chose de précieux et de beau. Pour l'islam c'est la même chose vis-à-vis de la femme.

Avant de commencer à entrer dans le vif du sujet, nous allons répondre à certains obstacles, à certains doutes que nous entendons de temps à autres et qui sont une entrave à ce que la femme mette le hijab. Ce sont des arguments fallacieux et pernicieux que jettent certains ennemis du hijab ignorants, et qui sont souvent un obstacle pour que la femme adopte le hijab. Lorsqu'on parle du hijab, il faut définir ce que c'est. Ce n'est pas ce Hijab, un petit morceau de foulard, un petit morceau de tissu qu'on met sur les cheveux ou à mi-cheveux, avec en dessous des habits : pantalon serré ou un tailleur ou autre chose. Non, ce n'est pas de ça dont on parle.

Malheureusement, c'est aussi devenu un phénomène. On dit « voilà, c'est une fille voilée », non ... elle a les cheveux voilés, mais elle n'adopte pas les vêtements et sa tenue vestimentaire ne remplit pas les conditions posées par l'islam. Donc, pour définir ce qu'on entend par le hijab, c'est un hijab "char'i", un Hijab tel que défini par les textes, qui recouvre bien sûr les cheveux, la poitrine et qui ne laisse apparaître aucune forme de la femme. Elle doit donc être couverte de la tête aux pieds, bien sûr avec l'exception (divergence entre les savants) des mains et du visage et certains savants disent qu'elle doit se couvrir totalement.

Ce dont on parle ici, c'est le Hijab qui est large et qui couvre tout le corps de la femme de manière à ce qu'on ne voit pas ses formes, de la tête jusqu'aux pieds, à l'exception du visage et des mains. C'est le minimum du hijab char'i (jurisprudentielle) et c'est de ce hijab dont on parle tout le long de cet exposé incha Allah.

Le premier doute, la première question ou obstacle que la femme se pose, est que le hijab n'est pas une chose obligatoire ou que c'est une tradition ancienne des civilisations anciennes ou que c'est quelque chose de préférable, mais que ce n'est pas une obligation religieuse ; ce n'est pas fard, wajib.

Nous pouvons répondre à ce doute de plusieurs manières.

Premièrement cela montre l'ignorance de la personne qui dit cette parole. Soit elle est ignorante, soit elle fait semblant de l'être par peur de découvrir une vérité qui va à l'encontre de ses passions. Car si elle découvrait la vérité, elle ferait quand même semblant, car c'est difficile pour elle d'appliquer une telle chose. Donc soit la personne est ignorante, soit elle préfère rester ignorante tout en sachant où est la vérité puisque cela va de pair avec ses passions.

Il n'y a aucune divergence parmi tous les savants musulmans quant à l'obligation religieuse du voile. Il n'y a aucun savant qui a opposé une divergence par rapport à ce sujet. Ils sont tous unanimes quand au caractère obligatoire, (wajib donc fard), du hijab pour toute femme à partir de la puberté. Comme ils sont unanimes pour la prière, l'interdiction de l'alcool ou la fornication, ils sont unanimes quant au caractère obligatoire du voile de la femme.

Nous allons juste citer quelques versets qui prouvent cette obligation. Allah dit :

{ Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours
que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ;... }
[ Sourate 24 - Verset 31 ]

Quelles sont les preuves que les savants ont tiré de ce verset quant au caractère obligatoire du Hijab ?

La première est dans la parole d'Allah { ...et de ne montrer de leurs atours que ce qu'il en paraît...}. Ce qui en paraît c'est quoi ? Le dessus de la poitrine ? Les cuisses, les mollets, la chevelure ? Non ! Il y a deux avis par rapport à « que ce qui en paraît ».
D'abord, chez les compagnons du Prophète. Ibn Massaoud a dit : « Ce qui en paraît ce sont atthiyabou addhahira, les vêtements qui paraissent parfois.»

Comme la femme qui a ses vêtements d'intérieur, parfois lorsqu'elle sort en faisant un mouvement, il y a un morceau de tissus de la robe d'intérieur ou de sa manche qui apparaît. C'est cela que veut dire ce verset { ...que ce qui en paraît ... } Cela d'après Ibn Massaoud . Il est donc partisan du fait que la femme doit se voiler entièrement et que les mots dans ce verset { ...que ce qu'il en paraît ...} c'est ce qui dépasse d'un vêtement d'intérieur.

Quant à Ibn 'Abbas , il dit : Ce qui en paraît ce sont les mains et le visage. Donc on revient à ce qu'on a dit tout à l'heure, tous sont unanimes, qu'au minimum, les seules choses que la femme peut laisser apparaître (selon cet avis) sont le visage et les mains. C'est la première preuve de ce verset.

La deuxième preuve, c'est la fin du verset { et qu'elle rabattent leur voile sur leurs poitrines... } Ce sont donc deux preuves que nous pouvons tirer de ce verset.

Dans un autre verset, dans la sourate Al-Ahzab, Allah dit :

{ Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles... }
[ Sourate 33 - Verset 59 ]

Ce verset est clair et sans équivoque, explicite, quant à l'obligation du voile pour la femme à partir de la puberté.

C'étaient deux versets coraniques. Maintenant, nous allons voir quelques hadiths prophétiques. Dans le recueil de Al-Boukhari d'après Aïcha qui dit :

« Qu'Allah fasse miséricorde aux premières femmes émigrées. Lorsqu'Allah a révélé le verset « qu'elle rabattent leur voile sur leurs poitrines », elles ont déchiré des morceaux de tissus et s'en sont voilé. »

Regardez l'application directe ! Contrairement à beaucoup d'entre nous. Il nous faut longtemps, insister plusieurs fois etc. Le degré de conviction ! Elles ont entendu que le verset a été révélé au Prophète et n'ont pas hésité une seule seconde !! Ce hadith est clair encore une fois que ces femmes ont compris l'obligation du voile et l'ont appliquée directement.

Dans un hadith rapporté dans le recueil de l'imam Mouslim, le Prophète dit :

« Il y a deux groupes des habitants de l'enfer que je n'ai pas encore vus : des gens porteurs de cravaches telles des queues de b½ufs qu'ils utilisent pour frapper les gens, et des femmes habillées mais nues, qui marchent penchées tout en faisant pencher (= exhibitionnistes à la démarche provocatrice). Leurs têtes ressemblent à des bosses de dromadaire penchées ; elles ne seront pas admises au paradis et n'en sentiront même pas l'odeur. Pourtant celle-ci peut être sentie à une distance de tant et tant de marche » [ Rapporté par Mouslim, n° 2128 ]

L'explication de ce hadith est que la femme met des vêtements, mais ce sont des semblants de vêtements. Soit ils sont tellement courts et laissent apparaître les atours, soit ils sont tellement serrés qu'ils laissent apparaître les formes, soit transparents, etc. Selon le hadith, elles ne sentiront pas l'odeur du paradis vu les grands dégâts et la corruption qu'elles causent dans la société. Encore une fois, si le voile n'était pas obligatoire, le Prophète n'aurait pas indiqué une si grande menace qui pèse sur ces femmes.

On peut maintenant s'interroger, quelles sont les raisons qui ont poussé les femmes à arriver à ce stade ?

Il y a plusieurs raisons :

La première de ces raisons est l'absence de crainte d'Allah, ou l'ignorance de la religion. Et bien sûr, celui qui ignore la religion, et qui ignore Allah n'a pas de crainte ou en a beaucoup moins que celui qui connaît.

Deuxièmement, l'imitation aveugle de mauvais modèles. Elles se trompent de modèles. Plutôt que de prendre pour exemple les femmes des compagnons ou les femmes pieuses, elles ont pris les mannequins, les danseuses, les chanteuses, les actrices ou les sportives ou je ne sais encore quoi d'autre. Et pour elles, le chaytan enjolive ces modèles et les montrent en tant que femmes épanouies, et donc qu'il faut donc suivre pour être en harmonie avec son époque et pour être une femme émancipée. Et de là, pour beaucoup de femmes, le fait d'être voilée est considéré comme quelque chose d'arriéré, qui fait revenir à l'obscurantisme du passé qu'il faut abolir.

Egalement le fait de vouloir paraître, la concurrence entre les femmes pour montrer les plus belles parures ou les plus beaux vêtements, etc. Et bien sûr le voile empêche cela et empêche de se montrer sous sa plus belle apparence. Bien sûr les médias jouent également un grand rôle là-dedans.

Parmi les facteurs, il y a aussi chaytan. Il insuffle à la femme que le Hijab est un fardeau, un carcan. C'est lui qui insuffle aux femmes de tels doutes.

Egalement le manque d'éducation islamique reçue à la maison, ou qui est totalement absente du foyer familial. Que ce soit le père ou la mère.

Beaucoup de soeurs n'ont pas été éduquées sur le fait que le voile est une adoration et une obligation. Malheureusement, elles voient parfois leurs mères qui le portent par «tradition», ou le père qui a un mauvais comportement avec la mère, etc.

Tous ces éléments jouent pour le fait que la femme ne veuille pas ressembler à l'image qu'elle a en tête de ce voile.

C'était le premier doute.

Le deuxième doute qu'on entend parfois chez certaines de nos soeurs est qu'elles disent :

« je prie, je jeûne, je suis musulmane alhamdoulilleh, mais le hijab n'est qu'un vêtement, une apparence et n'est pas un des piliers de l'islam. Ce n'est qu'un détail et moi j'ai un bon comportement, une certaine pudeur...beaucoup de filles portent le voile mais ont un mauvais caractère. Allah ne regarde pas les apparences, mais regarde les c½urs. J'ai un bon c½ur et une bonne intention... »



Donc à cela, il y a beaucoup de choses à répondre :

Premièrement, le hijab, comme nous l'avons vu, est une obligation. C'est le premier argument pour répondre à cela.

Deuxièmement, on demande à cette s½ur : « Si vraiment tu avais un bon c½ur, un c½ur pur comme tu le prétends, est-ce que tu désobéirais à Allah de manière flagrante et constante ? Est-il logique pour quelqu'un qui dit avoir un bon coeur de désobéir à Allah de manière aussi flagrante ? Je ne crois pas... »

Egalement, le bon comportement dont tu te dis dotée ; ce bon comportement n'est pas laissé au gré de tout un chacun. C'est Allah qui définit le bon comportement. Parce que le bon comportement peut varier d'une civilisation à une autre, d'une culture à une autre...Chez nous il est défini par notre religion. Il n'est pas laissé au gré et au bon vouloir de chacun. Donc le hijab fait partie ...du bon comportement avec Allah et ensuite avec les gens.

Aussi, si le c½ur est bon, cela doit rayonner et apparaître sur les membres extérieurs. Bien sûr, ce que nous disons là vaut aussi pour l'homme. Si le c½ur est pur, cela doit apparaître et donner ses fruits sur les membres extérieurs. Et comment voit-on cela sur les membres extérieurs ? En se pliant aux directives d'Allah.

Comme on l'a dit donc, le fait de dire « J'ai un bon c½ur » et en même temps désobéir à Allah , il y a une contradiction. C'est incompatible.

Aussi les femmes qui se disent « on a une pudeur ». Si tu es vraiment pudique ma s½ur, comment agrées-tu que tous les hommes qui passent à côté de toi, voient tes atours et tes charmes ? Est-ce que c'est cela la pudeur ou alors c'est une définition nouvelle ? Si la femme est réellement pudique, jamais elle n'acceptera que les hommes voient ses atours.

Egalement ... quelle est la différence entre la femme mécréante et entre la femme qui obéit à Allah ? Un des plus grands signes est le voile ! C'est ce qui fait aussi la distinction entre une femme qui n'applique pas les enseignements (du moins cet enseignement-là) et une femme qui obéit à Allah . C'est donc aussi la manière de reconnaître la femme musulmane.

Il y en a aussi qui disent « nous faisons la prière et c'est bien plus important ». Ma s½ur, il y a un problème dans ta prière. Soubhan Allah tu juges la prière...

Allah dit :

{ la prière éloigne des péchés et des turpitudes... } [ Sourate 29 – Verset 45 ]

Si réellement ta prière était faite correctement, cela devrait se voir dans ton comportement. Il y a donc un grand problème dans ta prière. En plus de cela, si le hijab n'était qu'une apparence, pourquoi tous les textes que nous avons cités auraient été révélés ? Et si ce n'était qu'un détail, Allah ne dirait pas que ces femmes n'iront pas au paradis ou ne sentiront pas son odeur.

Aussi par rapport à ce hadith : « Allah ne regarde pas vos apparences, mais regarde vos c½urs et vos actes. »

Dans ce hadith, comme l'a dit cheikh Ibn Taymiya , il n'y a pas un texte qu'ont utilisé les gens sans que dans ce même texte il y ait une réfutation au début ou à la fin.

La première donc, ces gens ont pris comme arguments « Allah ne regarde pas vos apparences... » Mais à la fin du hadith, il y a une réfutation car il dit « il regarde vos c½urs et vos actes » Et le hijab est un acte, comme la prière, etc.

Allah ne regarde pas vos images. Ce sont les images indépendantes de notre volonté. Celui-là est de telle couleur, celui-ci est grand, petit, pauvre, mince, etc. Mais Allah ne nous juge pas pour cela ! C'est de cela que parle le hadith.

Nous revenons à cette chère s½ur. Ma s½ur, en quoi cela te nuirait-il d'ajouter le voile ? Si tu pries et tu fais le jeûne, etc. c'est très bien car ce sont les piliers et ce sont des priorités. Mais qu'est-ce qui t'empêches de mettre le hijab ? En quoi cela te nuit-il de mettre le voile ? En quoi est-ce un obstacle ? Je crois que la réponse est claire...

On ne fait pas de distinctions. Celui qui t'a ordonné de faire la prière et le jeûne, t'a aussi ordonné de te voiler. Dans la religion, nous ne faisons pas de distinctions entre les obligations.

Allah dit :
{Ô les croyants ! Entrez en plein dans l'Islam, et ne suivez point les pas du diable,
car il est certes pour vous un ennemi déclaré. } [ Sourate 2 – Verset 209 ]

Rentrez dans l'islam de manière totale !

On ne fait pas de distinctions entre la prière et le voile ou entre telle obligation et telle autre.

Et dernièrement, je pose la question à cette s½ur. Est-ce que tu crois que ce sera une excuse valable le jour du Jugement dernier à présenter à Allah ? Dire « moi je priais, je lisais le coran ... mais je ne portais pas le voile. Est-ce que tu peux te poser cette question ? Et si Allah te pose la question, crois-tu que ce sera un bon argument devant ton Créateur pour qu'Il ne tienne pas compte de cela ?

Le troisième argument ou doute qu'on entend de temps à autre est celui qui est dit de cette manière :

« Je suis encore jeune, je veux profiter de la jeunesse, et le hijab est un obstacle à cela. Je ne pourrais plus m'habiller comme je veux et montrer ma garde-robe. Ou acheter tous les vêtements que je vois. Je ne pourrais plus les montrer.

Et en plus, le hijab m'empêche d'aller à certains endroits comme les cinémas, les plages, etc. parce que si j'ai le voile, les gens vont me remarquer et c'est la honte (« hchouma »). Donc si j'ai le voile, je ne vais pas pouvoir aller dans ces endroits... »

Pour répondre à ça ma s½ur, on dit que l'islam est la soumission aux ordres d'Allah . Et si tu es musulmane, tu dois suivre les commandements et t'éloigner de ce qui est interdit, ou si ce n'est pas le cas, tu dois faire un examen de conscience et revoir ce qu'est la foi.

Aussi qu'entend-on par le fait de profiter de la jeunesse ? Est-ce que profiter de la jeunesse est synonyme de profiter du haram ? Je ne crois pas. Quand on dit « profiter de la jeunesse » c'est justement profiter de la jeunesse na'am (oui), mais dans les limites qui sont fixées par la législation et non se laisser aller à ses passions. Et bien sûr, chacun a des passions qui sont contre la législation, et chacun a un fléau qui lui est propre. Mais l'islam est synonyme de combat, de force et de sacrifices. Chacun doit sacrifier certaines de ses passions pour plaire à Allah . Personne n'est dénué de passions et personne ne peut dire qu'il n'y a rien parmi les choses interdites qui le tente. Non. Chacun a ses obstacles, mais l'islam implique un certain effort et un certain sacrifice. Et en plus de cela, avec ces arguments, tu perds un immense mérite. Il y a un immense mérite qui te passe sous le nez !

Sache que le Jour dernier, parmi les choses sur lesquelles nous serons questionnés, il y a notre jeunesse ! Dans quoi avons-nous passé notre jeunesse ! C'est donc quelque chose de très important, car c'est à ce moment-là que se fait « l'examen ». Quand tu auras 60 / 70 ans et que tu vas mettre le voile, l'examen sera presque fini ...

Dans le hadith qui parle des sept qui seront sous l'ombre d'Allah le jour où il n'y aura que Son ombre, le Prophète a cité les jeunes qui ont grandi dans l'adoration d'Allah.

Je te pose aussi la question ma s½ur ; est-ce que tu seras capable le Jour dernier, de partager les péchés de beaucoup d'hommes dont le regard s'est dirigé vers toi ?

Car la femme qui montre ses atours, dès qu'elle sort de chez elle, partage tous les péchés de tous les regards qui se tournent vers elle. Elle porte une part de péchés. Bien sûr, les hommes se doivent de baisser le regard, mais la femme moutabarrija (non voilée, qui montre ses atours) partage les péchés de ceux qui la regardent. Faites un peu le bilan du nombre de péchés récoltés à chaque sortie !

De plus, en te dévoilant, tu fais du mal à tout le monde. D'abord à toi-même en désobéissant à Dieu et récoltant des péchés. Mais tu fais également du mal à ta famille. Comment ? Un père et une mère musulmane , cela leur fait mal de voir leur fille "mal habillée". Donc, ça fait du mal à ta famille, à toi-même et à l'ensemble de la société.

Un savant avait comparé la femme moutabarrija à un marchand ambulant. Le marchand ambulant expose et enjolive sa marchandise et la fait passer partout pour que les gens l'achètent. Cette femme moutabarrija est donc comparée à un marchand ambulant, qui propose sa marchandise à tous les regards comme toute marchandise au marché ! Et donc, je ne crois pas qu'une femme pleine de pudeur et de dignité puisse tolérer que tous les hommes la dévorent du regard et je suis sûr que toute femme sensée ... rougirait elle-même si elle réfléchissait réellement au fait que tous les hommes sur son passage ou beaucoup d'hommes la dévorent du regard.

Ce qui est triste également, ce sont les parents qui répètent que leur fille est jeune et doit profiter de la vie. Incha Allah on va y revenir.

Pour terminer sur ce point, on doit dire que le voile ne signifie pas la prison et cela n'empêche pas de profiter de la jeunesse mais selon, bien sûr, certaines règles fixées par le Créateur. Et le fait que cela t'empêche d'aller dans certains lieux de débauche, est un bien pour toi. Si cela t'empêche d'aller sur des plages où il y a la mixité, (des hommes et des femmes à moitié nu) ou autres, ce n'est que pour ton bien.

Et c'est ici aussi que je lance un appel aux s½urs qui sont voilées, et même si elles sont mal voilées, qui ne montrent pas parfois l'exemple. Il faut savoir mes s½urs qu'à partir du moment où vous mettez, même le morceau de tissu sur la tête, les regards se tournent quand même d'une certaine manière vers vous. Il faut donc faire attention. Ceci comme l'homme qui laisse pousser la barbe ou qui a une certaine apparence, il doit doublement faire attention à ce qu'il fait. Pourquoi ? Parce que, si les gens le voient, de deux choses l'une : soit, il vont en profiter pour taper sur l'islam, soit il y aura des gens qui diront « si cela n'était pas bien, ce barbu ou cette voilée n'irait pas là... » Il faut donc faire doublement attention à ce que l'on fait.

Le cinquième doute : La personne qui dit : « Je mettrai le voile le jour où je serai totalement convaincue ; maintenant je ne le suis pas encore. Mais le temps viendra et je serai convaincue et je le porterai. » Ou encore : « ça me gêne en été quand il fait chaud... » Ou encore : « Le voile me donne une apparence qui n'est pas très attirante, et je suis plus jolie sans. »

On dit par rapport à cela, que si les hadiths de ton Prophète et les textes de ton Créateur ne te suffisent pas, je ne sais pas ce qui pourrait te convaincre. Et celui qui craint Allah et l'adore réellement, s'empresse de répondre à Son appel et appliquer Ses ordres.

Allah dit :

{ Il n'appartient pas à un croyant ou une croyante, une fois qu'Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. } [ Sourate 33 – Verset 36 ]

C'est une question d'obéissance ou de désobéissance. Il faut choisir son camp.

Et le verset a lié la foi à l'acceptation de l'ordre. La foi implique qu'on accepte l'ordre et les croyants ne choisissent pas sur le choix d'Allah et Son messager.

Puis on dit aussi, que cette conviction qui te manque tu dois l'acquérir. Ou bien attends-tu une révélation ? Tu dois chercher des arguments pour te convaincre puis ensuite appliquer.

Quant à la chaleur, je te citerai juste un verset qui dit :

{ Dis : « Le feu de l'Enfer est plus intense en chaleur. » —S'ils comprenaient !— }
[ Sourate 9 – Verset 81 ]

Donc si tu n'es pas capable de supporter un peu de chaleur comme sacrifice pour ta religion, regarde combien de femmes ont sacrifié leur vie pour leur religion, comme par exemple Soumaya et d'autres femmes qui ont été tuées par Qoreich ou d'autres femmes encore qui ont sacrifié leur vie (ou d'autres choses très importantes) pour leur religion. Si toi tu n'es pas capable de supporter un peu de chaleur pour cette religion, à ce moment-là bien sûr, il faut revoir ta foi.

Le sixième doute, est de dire que le fait de ne pas se voiler est devenue une chose courante et habituelle. Et la majorité des femmes ne se voilent plus, donc ça n'attire plus l'attention. Et en même temps, le fait de trop insister là-dessus à notre époque c'est un peu dur. Ou bien, puisque la majorité des femmes ne sont pas voilées. Est-ce qu'on va dire qu'elles sont toutes égarées ?

Nous disons que par rapport à ce concept de la facilité de la religion, la religion est facile en elle-même et Allah veut pour nous la facilité. Mais est-ce que la facilité est de se débarrasser de toutes les obligations et de suivre ses passions ? Non ! Ce n'est pas cela la facilité, mais au contraire c'est la difficulté. Il faut donc bien comprendre ce concept de facilité en islam.

"Ceux qui disent que le voile est obligatoire sont sévères et durs" : est faux ! C'est l'islam tout court. On ne rajoute rien. On ne dit pas en même temps qu'il faut que tu portes 10 kilos sur ta tête, 20 kilos dans chaque main et un gros sac sur ton dos pour rendre la chose difficile. Non ! Cela serait l'exagération dans la religion, ce qui est tout à fait interdit. Ajouter à la religion est quelque chose de très grave. Mais dans notre cas, les versets sont là et c'est tout ... Ce n'est pas une preuve de sévérité que d'appeler à appliquer les obligations de l'islam. Ou alors, appeler à la prière est aussi une preuve de sévérité.

Egalement, le fait dire que cela n'attire plus l'attention aujourd'hui est complètement faux et démenti par la réalité. En effet, on peut voir que les filles qui s'exposent le plus aux nuisances ne sont pas les filles habillées correctement. Les filles qui s'exposent aux nuisances, aux agressions et autres sont souvent, dans 99% des cas, des filles qui ne sont pas habillées convenablement.

Par rapport au fait de dire « est-ce que la majorité des femmes sont égarées car elles ne sont pas voilées ».

Si maintenant la majorité des gens ne priait pas, est-ce qu'on va dire qu'il ne sont pas égarés ? Non. Toute personne qui va à l'encontre de l'islam est égarée sur ce point-là. Pas toute personne qui fait une chose contraire à l'islam est égarée, mais elle est « égarée » dans le sens où elle va à l'encontre de l'islam.

Allah dit :

{ Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier d'Allah :
ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges. }
[ Sourate 6 – Verset 116 ]

Donc la multitude ou la minorité n'est pas un argument chez nous. Egalement dans un hadith, le Prophète dit :

« Bonne nouvelle aux étrangers. »

Et dans une des versions du hadith, il est dit :

« Ce sont des gens pieux dans une multitude de gens mauvais. »

Le sixième doute, c'est ce qu'on entend souvent parfois : « Je vais mettre le voile incha Allah, mais une fois que je serai mariée. Je suis encore un peu jeune. Alors il faut profiter un peu de la jeunesse, mais une fois mariée, je vais me
voiler. »

Là, malheureusement, il faut dire que certains parents ont également cette idée. Ils laissent leur fille non voilée à la limite comme une marchandise. Elle a plus de chances d'être acheté ! « Si elle est non voilée, elle va trouver un mari plus facilement. » Nous savons donc que leur pensée est fausse.

Il y a aussi pour certains - que je ne comprends pas non plus - pour qui l'islam est comme une prison. Il faut profiter encore un peu avant d'être "asphyxié". Une fois qu'on met le voile, on est dans une prison. On ne verra plus la lumière du soleil. C'est cela qu'on comprend parfois de certains de ces arguments, même si c'est indirect.

On demande aussi à cette s½ur, qui peut garantir qu'elle vivra jusqu'à pouvoir se marier. Et si elle mourait avant, en état de désobéissance ?

En plus de cela, en étant "mal habillée", crois-tu que tu trouveras un mari pieux ? Un homme bien et pieux viendra-t-il te demander alors que tu es dans cet état ? Au contraire ! Si tu veux te voiler après le mariage et pratiquer comme il faut, ce n'est pas de cette manière que tu trouveras un mari qui t'aidera à pratiquer l'islam. En général, quelqu'un de vraiment bien ne va pas se marier avec une fille qui est "mal habillée", mais va plutôt se chercher une femme "bien habillée".

Il ne faut pas mal me comprendre. Je sais qu'il y a des filles non voilées qui sont mieux que certaines filles qui sont voilées. On le dit clairement. Il y a des filles voilées, qui lorsqu'elles entrent dans le métro par exemple, commencent à faire entendre leur rire et se font remarquer. Il y a des femmes qui ne mettent pas le voile, mais qui ont une certaine pudeur et une retenue dans leurs gestes.

C'est un constat réel. Mais malgré cela, on dit que l'homme pour se repérer, va en général chercher une femme qui est habillée correctement. Donc, la seule chose que tu risques d'avoir est un mauvais mari.

Il faut également savoir qu'en islam, la notion de jeunesse est souvent mal comprise, même chez les hommes. Chez les hommes on vient à dire : « Il fait les 400 coups jusqu'à 23 ou 25 ans. Et c'est bon il est encore jeune. »

Quelle est la notion de jeunesse ? La personne est responsable à partir du moment de la puberté. Apartir du moment où la personne est pubère, elle doit s'acquitter de ses obligations religieuses et donc la femme doit porter le voile.

Cette notion de jeunesse n'est pas seulement une notion linguistique. Ou comme la majorité à 18 ans ou autres. Non ! A partir du moment où la s½ur est pubère, elle se doit de mettre le voile. Et c'est ça, même si elle est encore jeune linguistiquement, on ne peut pas dire « Voilà, elle est encore jeune, etc. »

En plus, cette notion de jeunesse est quelque chose de très flou. Si à 30 ou 40 ans elle est encore jeune et elle ne va donc pas se voiler jusqu'à ce qu'elle ait 60 /70 ans. C'est à cela que l'on va arriver. En plus de ça aussi, dans cette parole-là, il y a un manque de sincérité, parce qu'on dirait qu'elle va le faire pour son mari. Quand elle dit qu'elle doit se marier d'abord puis porter le voile. Non ! Elle doit le faire pour Allah et le plus rapidement possible.

Et le septième doute, c'est ce qui arrive parfois à certaines s½urs qui voudraient s'habiller correctement mais dont le mari ou la famille refuse. Elles sont donc obligées d'obéir à leurs parents.

La réalité de la servitude à Allah veut dire la soumission à Ses ordres. Et parmi ce qui découle de cette soumission, il y a le fait de faire prédominer le jugement d'Allah et son obéissance à tout autre ordre ou obéissance, et de rechercher Sa satisfaction avant la satisfaction de toute autre personne. Le Prophète nous a donné une règle en or dans ce hadith où il dit :

« Pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance du Créateur. »

Je te pose aussi une question : « Tes parents ou ton mari te seront-ils d'un secours le Jour du Jugement dernier ? Vont-ils repousser de toi la colère d'Allah ? » Non ! Ce jour-là, chacun dira « nefsy, nefsy » (mon âme, mon âme), même les Prophètes.

Imagine ton père aujourd'hui ; s'il t'arrivait quelque chose, il ferait tout pour te sauver, et tu ferais de même pour lui. Mais ce jour-là, chacun (comme on dit dans le jargon) se niera. Ton père viendra te demander quelques bonnes actions et tu le lui refuseras. Tu voudras sauver ta peau, tellement ce jour-là sera un jour grandiose. Donc à ce moment-là, ni ton père, ni ta mère, ni ton mari ne seront là pour te sauver de "la colère d'Allah".

Bien sûr, on dit ici qu'il ne faut pas répondre de manière trop violente. Il faut bien sûr parler à ses parents de la meilleure manière, car il y a parfois l'ignorance et autres. Il y a les médias qui jouent un rôle. Il faut donc parler de la meilleure des manières, c'est-à-dire leur inviter quelqu'un en qui ils ont confiance ; un imam ou quelqu'un qui a de la connaissance. Ou alors une cassette ou un livre. Il ne faut pas non plus réagir de manière irréfléchie, mais en finalité, si les parents ne veulent pas accepter cela, on ne doit pas leur obéir sur ce sujet-là.

Et enfin, le dernier doute que l'on peut souvent trouver, c'est le fait de dire : «J'aimerais me voiler, mais je suis gênée». Surtout pour les filles qui n'ont pas porté le voile dès le plus jeune âge. « Que vont dire les gens ? ... ». Le qu'en dira-t-on et les remarques des gens, etc. Bien sûr, il y en aura toujours pour faire certaines remarques, comme par exemple : « Tu étais plus jolie avant sans le voile. Tu faisais plus jeune... ». Tout cela pour dissuader cette fille.

Bien sûr, cette moquerie entre les croyants et les non croyants a toujours existé et a même été citée dans les textes du Coran. Ceux qui ne croient pas vont toujours dire aux croyants qu'ils sont des arriérés, des bêtes simplistes qui n'ont pas de logique, etc.

Et bien sûr, cela est une épreuve pour les croyants. Allah dit :

{ Si vous vous moquez de Nous, eh bien, Nous Nous moquerons de vous, comme vous vous moquez (de Nous).
Et vous saurez bientôt à qui viendra un châtiment qui l'humiliera, et sur qui s'abattra un châtiment durable! }
[ Sourate 11 – Verset 39 ]

Le Prophète dit également le hadith suivant, rapporté par l'imam Tirmidhi :

« Celui qui recherche la satisfaction d'Allah, même si ça entraîne la colère des gens, Allah est satisfait de lui et fait que les gens soient satisfait de lui aussi. Et celui qui recherche la satisfaction des gens par la colère d'Allah, Allah est en colère contre lui et met les gens en colère contre lui. »

Et encore une fois, il n'y a pas d'islam sans certains sacrifices. On répond également à cette s½ur : « Dans d'autres choses, que ferais-tu si les gens se moquaient de toi ? » De nos jours, les gens se moquent des ceux qui ne sortent pas avec quelqu'un du sexe opposé et pour eux, quelqu'un qui n'a pas de relations avant le mariage est quelqu'un de complexé. Si les gens commencent à se moquer de cela, qu'allons-nous faire ? Allons-nous tous faire la fornication pour leur plaire ? Ou alors, si les gens se moquent de telle ou telle adoration dans l'islam ou la critiquent, allons-nous l'abandonner pour peur plaire ? Non !

Donc pour terminer, je fais un appel à toutes mes s½urs. Allah est témoin qu'on veut du bien pour ces s½urs-là ; c'est « nassiha » (conseil). On ne veut que le bien pour elles pour leurs familles et pour la société toute entière.

Je demande donc à ces s½urs de réfléchir à ce sujet et de revenir à leur Seigneur avant qu'il ne soit trop tard en appliquant Ses ordres et en s'éloignant de Ses interdits.

Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur le Prophète Mohammed ainsi que sur ses compagnons et ceux qui le suivent. Et notre dernière parole est de remercier Allah, le Seigneur des mondes (AlhamdouliLehi rabbil 'Alamin).

samedi 30 août 2008 02:28

Petites recettes ... Grands remèdes

Prendre des racines de l'humilité avec des feuilles de la patience et des grains de la modestie et de la piété.

Ajouter des fleurs de repentir et de l'obeissance.
Mettre le tout dans une casserole de la vertu. Allume le feu de l'amour d'Allah en appliquant ce qu'il a prescrit comme pratiques jusqu'à apparition de la sagesse.

Verser cette tisane de sagesse dans un verre de sincerité.

Sucrée le tout avec le miel de la rencontre d'Allah le jour de la résurrection, et tu verras que cette tisane verra partir toutes les maladies qui se trouve sur terre."

Chère Soeur, pour toutes occasions, et en tout temps,
pour que ta beauté soit plus grande :

- Mets des touches de sincérité sur tes lèvres, elles seront infiniment plus belles

- Utilise le repentir comme nettoyant de tout péché dont tu aurais à te plaindre

- Tes cheveux protège par le voile qui t'épargnera les regards brûlants que te jettent les étrangers

Tous ces accessoires magnifiques, tu ne les trouvera que dans le "commerce" de l'Islam, profite donc de l'opportunité et empresse toi de les acquerir !

Pour des lèvres attrayantes, utilisez les mots les plus doux.

Pour de beaux yeux, cherchez le bien dans votre entourage.

Pour un visage mince, partagez votre nourriture avec le pauvre.

Pour des cheveux soyeux, laissez un enfant y passer ses doigts une ou deux fois par jour.

Pour l'équilibre, marchez avec la certitude que vous ne marcherez jamais seul.

La famille et les amis doivent être traités avec le plus grand soin et beaucoup d'amour ; Ne jamais jeter dehors quiconque.

Rappelez-vous, si vous avez besoin d'une main aidante, vous en trouverez une à l'extrémité de votre bras. Car en vieillissant, vous découvrirez que vous avez deux mains, une pour s'aider, une autre pour aider les autres.

La beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte, ni dans son physique, ni dans la manière de se coiffer les cheveux.

La beauté d'une femme doit être vue dans ses yeux, car c'est la porte de son coeur, l'endroit où réside l'amour

La véritable beauté d'une femme est reflétée par son âme. C'est la chaleur qu'elle donne affectueusement, la passion qu'elle montre.

mercredi 20 août 2008 03:23

Le choix des amis

Les amitiés particulières ont un grand effet dans les choix de l'âme et de l'esprit. Elles participent grandement à ce qui touche le groupe entier comme progrès ou retard, angoisse ou apaisement.

Aussi, l'Islam s'intéresse beaucoup à ces rapports avec des personnes qui te marquent et que tu marques, et qui entrent intimement dans ta vie pour un long moment. Si ces rapports débutent et progressent avec noblesse et sincérité, ils sont agréés et bénis par Dieu . S'ils sont vils et bas, ils sont renvoyés aux visages de ceux qui les entretiennent:

{ Ce Jour-là, les amis intimes deviendront ennemis les uns des autres, à l'exception de ceux qui craignent Dieu. Ô Mes serviteurs! N'ayez pas peur, ce Jour-là ! Ne vous affligez pas ! }
[ Sourate 43 : versets 67/68 ].

Comme tu le sais l'Islam est une religion de rassemblement, de concorde et de familiarité. La tendance qui pousse à faire la connaissance de gens et à se mêler à eux est inscrite authentiquement dans ses enseignements.

Car il n'est pas fondé sur l'éloignement vis-à-vis des autres et il n'invite pas ses adeptes à s'isoler totalement et à fuir les obligations de la vie.

Il n'a pas non plus stipulé que la mission du musulman sur la terre consiste à se retirer dans un monastère où à se consacrer à l'adoration dans un ermitage. Non, absolument pas. Car Dieu n'a pas réservé les hauts degrés à ces faibles enfermés sur eux-mêmes.

En effet, l'Envoyé de Dieu a dit:"Le croyant qui fréquente les gens et supporte leur gène est meilleur que le croyant qui ne se mêle pas aux gens et ne supporte pas leur gêne" [ Rapporté par At-Tirmidhî ].

Pourquoi les rassemblements sont-ils prescrits ? A qui la prière en commun du vendredi s'impose-t-elle ? Qui assure les obligations du jihâd et se désigne pour cette tâche dans les moments critiques ? Tout cela implique une Communauté où les liens particuliers et généraux sont renforcés au maximum.

Voilà pourquoi Ibn' Abbâs a répondu à l'interrogation répétée au sujet d'un homme qui jeûnait le jour et priait la nuit, mais qui n'assistait ni à la prière en commun du vendredi ni à d'autres rassemblements en disant ceci:

"Dites-lui qu'il fait partie des habitants de l'Enfer" [ Rapporté par At-Tirmidhî ].

Ceci parce que l'Islam prend un grand soin à ce que ses grands rites soient un lieu de rencontre des musulmans pour qu'ils s'aident mutuellement à les accomplir et puisent, de la pureté de leur atmosphère, les sentiments d'une affection sans tache et d'une sincérité profonde. D'ailleurs, plus le rassemblement auquel le musulman participe avec ses frères est grand, plus les bénédictions divines sont nombreuses en sa faveur.

Il est dit dans le hadîth :"La prière du fidèle en commun avec un autre fidèle est plus profitable que sa prière en solitaire. Et sa prière en commun avec deux fidèles est plus profitable que sa prière en commun avec un seul fidèle. Ainsi, plus ils sont nombreux, plus cela est agréable à Dieu " [ Rapporté par Ahmad ].

Dans une autre version: "La prière en commun de deux hommes dont l'un officie comme imam pour l'autre est plus profitable (pour eux) auprès de Dieu que les prières solitaires de quatre hommes. La prière en commun de quatre hommes est plus profitable (pour eux) auprès de Dieu que les prières solitaires de huit hommes. La prière en commun de huit hommes dont l'un d'eux officie comme imam pour les autres est plus profitable (pour eux) que les prières solitaires de cent hommes" [ Rapporté par At-Tabarânî ].

Ces modèles de conduite exemplaire expriment le désir que l'Islam a de multiplier le nombre des musulmans dans leurs rassemblements et de les voir rassemblés en des groupes compacts plutôt qu'en individus isolés.

Toutefois, la question de l'isolement et de la fréquentation et tout ce qui s'y rapporte comme créations de liens et formations d'amitiés est soumise à de multiples règles.

En effet, tout isolement par rapport à la umma (communauté) fait perdre l'occasion d'accomplir le jihâd consistant à recommander le bien et à interdire le mal, ou affaiblit la défense de l'Islam devant ses adversaires. En ce sens un tel isolement est un crime inacceptable de la part de celui qui le pratique. Les gens ont, du reste, des natures différentes: il y a celui qui se hâte vers les grands rassemblements, entre rapidement en contact avec les uns et les autres, se familiarise avec les nouveaux visages et engage la conversation avec ceux qui lui sont proches et lointains; mais il y a aussi celui qui, lorsque tu le pousses dans les grandes réunions, place un siège autour de lui-même d'où il guette les gens avec vigilance et où il s'enferme dès qu'un homme fait un pas vers lui.

L'Islam a guidé ces deux natures vers leur voie droite. A la première on dira: "Fréquente les hommes en préservant ta Foi". Et à la deuxième on dira: "Le croyant est réservé, tendre, familier et sociable".

L' Islam a toutefois imposé d'éviter les discordes. En effet, lorsque le pays est assailli par les troubles, que ses habitants se mettent à se battre entre eux pour les choses de ce bas monde et que les liens de la vertu sont rompus, le boycott de la corruption devient une forme de protestation, à condition que cela intervienne dans les limites des degrés de changement prescrites par Dieu pour lutter contre le mal par la main, puis par la parole, puis par le coeur. C'est-à-dire l'abstention de lutter contre la corruption est inacceptable de celui qui a les moyens de la changer par la parole ou par la force.

Le boycott est, du reste, une arme utilisée avec bon sens à notre époque. Les nations faibles l'ont utilisé avec succès contre leur ennemi impitoyable, mais, par rapport aux autres armes de lutte, le boycott s'apparente à l'isolement par rapport aux autres moyens de réformisme. C'est-à-dire qu'elle est le refuge pour les faibles lorsqu'ils ne trouvent pas d'autres moyens pour fuir avec leur Foi.

En revanche, si les moyens existent pour éteindre l'incendie des discordes, l'isolement devient comme nous l'avons indiqué un crime flagrant.

A la lumière de ces indications tu comprendras le sens de la Parole de l'Envoyé de Dieu lorsqu'on l'a interrogé:"Quel est le meilleur des hommes, ô Envoyé de Dieu ? Il a répondu: Un croyant qui combat dans le chemin de Dieu avec son âme et ses biens. On lui a dit: Et puis ? Il a dit: Un homme retiré dans une vallée pour adorer son Seigneur" [ Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim ].

Cela dit, l'isolement et la fréquentation des gens ne sont pas deux qualités permanentes chez l'homme. Aussi, le musulman est tenu de partager son temps entre la retraite utile et la bonne fréquentation pour sortir dans les deux cas avec ce qui améliore toute son affaire.

C'est sur cette base que nous devons choisir les amis, rechercher les amitiés ou les éviter. Mais la première condition pour une bonne compagnie c'est d'être désintéressée, d'être vouée à Dieu et d'être fructifiée et renforcée dans le chemin de la Foi et de l'excellence. Voilà le sens de l'amour pour Dieu.

Une fois son coeur raffermi par la certitude et embelli par la splendeur de la Foi au point de goûter sa douceur, l'homme verra tous les vivants avec le regard de sa Foi : s'il aime, c'est par principe non par désir de concupiscence, et s'il déteste, c'est par principe non par privation.

Evidemment les troupeaux peuvent se rassembler autour d'une source d'eau douce ou amère, et les gens peuvent se retrouver autour des attraits d'une vie passagère ou permanente, mais ce genre de retrouvailles et ces formes d'affection ne sont pas comparables aux liens d'amour, de pureté, d'entraide et d'abnégation qui naissent entre les hommes aux idéaux élevés. Voilà pourquoi l'Islam honore les sentiments purs de l'amitié et invite les croyants à les vouer à Dieu , à les entretenir pour Sa Face. Il réserve, d'ailleurs à ces sentiments, une récompense élevée qui correspond à leur nature sublime.

L'Envoyé de Dieu a dit : "Dieu a dit: « Ceux qui s'aiment pour Ma Majesté seront à l'ombre de Mon Trône le jour où il n'y aura d'autre ombre que la Mienne » [ Rapporté par Ahmad ].

De même Omar Ibn al-Khattâb rapporte que l'Envoyé de Dieu a dit:

"II y a parmi les serviteurs de Dieu des hommes qui ne sont ni des prophètes, ni des témoins-martyrs. Pourtant, au Jour de la Résurrection, les prophètes et les témoins-martyrs désireront leur position auprès de Dieu. On lui a dit : Ô Envoyé de Dieu ! Indique-nous qui ils sont ! Il a dit: Ce sont des gens qui se sont aimés par l'Esprit de Dieu sans qu'il y ait des liens de filiation entre eux ou des biens qu'ils pouvaient échanger. Par Dieu ! Leurs visages sont illuminés par la lumière et ils sont dans la lumière. Ils n'ont pas peur quand les hommes sont terrifiés et ne sont pas tristes quand les hommes sont affligés". Puis il a récité ce verset: { Non, vraiment, les amis de Dieu n'éprouveront plus aucune crainte, ils ne seront pas affligés } [ Sourate 10 : verset 62 ] [ Rapporté par Abû Dâwud ].

L' amour en Dieu n'est pas à la portée de tous car tout le monde ne répond pas à l'invitation avec toute la sincérité requise. C'est dire que l'homme doit d'abord connaître parfaitement son Seigneur, puis chérir cette connaissance jusqu'à ce qu'elle chasse en lui toute autre considération et qu'elle atteigne le degré de l'amour de Dieu pour lui-même et de la préférence d'agir pour Lui. Ce n'est qu'à ces conditions que l'individu aime véridiquement pour Dieu et déteste véridiquement pour Dieu.

Quant à aimer un grand de ce monde par admiration pour son génie ou un autre pour la douceur de son comportement, cela est une autre forme d'amitié qui ne nous concerne pas ici.

L'Envoyé de Dieu a dit:

"Celui qui possède l'une des trois qualités suivantes retrouve la douceur de la Foi et son goût : L'amour de Dieu et de Son Prophète lui est plus cher que toute autre chose; il aime pour Dieu et déteste pour Dieu; il préfère qu'on allume un brasier et qu'on le jette dedans plutôt que d'associer une quelconque chose à Dieu" [ Rapporté par Muslim ].

Comme l'amour pour Dieu est l'ultime station dans l'échelle d'ascension de la Foi et comme son fruit n'apparaît que chez ceux qui sont nourris par la flamme de la sincérité, l'effusion de cet amour devient le signe d'une perfection et d'une pureté qui mérite la plus grande des récompenses.

L'Envoyé de Dieu a dit:

"Chaque fois que deux hommes s'aiment pour Dieu, celui qui est le plus agréable à Dieu est celui qui aime le plus son compagnon" [ Rapporté par At-Tabarânî ].

Ainsi, ces deux frères qui s'aiment sont sous la protection de Dieu et sous Son égide. On rapporte que l'Envoyé de Dieu a dit:

"Allah a dit : "Mon amour s'impose pour ceux qui s'aiment en Moi. Mon amour s'impose pour ceux qui se rendent visite pour Moi. Mon amour s'impose pour ceux qui s'entraident pour Moi. Mon amour s'impose pour ceux qui deviennent amis par amour pour Moi" [ Rapporté par Ahmad et At-Tabarânî ].

Comme l'influence de l'ami sur son ami est profonde, l'individu est tenu de bien choisir ses frères et d'éprouver leurs fonds pour se rassurer sur leur réalité.

L'Envoyé de Dieu a dit: " L'individu partage la Foi de son ami. Aussi chacun de vous se doit de réfléchir en choisissant ses amis" [ Rapporté par Abû Dâwud ].

S'ils sont des hommes qui l'aident à accomplir le devoir et à préserver les droits et qui le retiennent de toucher au mal, de commettre ce qui est illicite, ce sont des compagnons dans le bien. Il doit s'attacher à eux et prendre soin de leur affection. Sans quoi il doit prendre garde à être trompé par les voies de déperdition qu'ils enjolivent pour lui ou à se laisser aller avec eux aux plaisirs et à la débauche. Le grand ami est celui qui conduit son compagnon vers la réussite dans ce bas monde et le succès dans la Vie future. Quant à l'ami idiot et aliéné, c'est un malheur pour son compagnon. En effet, bien des novices ont été rongés de regrets à cause de cette mauvaise compagnie parce qu'elle les a mis au bord d'un gouffre qui les a entraînés dans la Géhenne.

Allah a dit:

{ Le Jour où l'injuste se mordra les mains en disant: Malheur à moi ! Si seulement j'avais suivi le chemin avec le Prophète ! Malheur à moi ! Si seulement je n'avais pas pris un tel comme ami ! Il m'a égaré loin du Rappel, alors que celui-ci m'était déjà parvenu. Le Démon est traître envers les hommes } [ Sourate 25 : versets 27/29 ].

La nature de l'homme triche souvent avec elle-même. Bien souvent l'homme est prompt à suivre la direction désirée par son compagnon. La contagion a aussi sa loi qui se répand en morale comme elle se répand dans les corps. Il arrive même que l'esprit qui règne dans une réunion ait pour origine une forte personnalité qui répand autour d'elle un débordement de bien qui jaillit de son fond intérieur.

Mais on a constaté que la contagion des méfaits se propage plus rapidement et atteint plus gravement que la contagion des bienfaits. Ainsi, la contagion de fumer des cigarettes se transmet souvent du fumeur à celui qui en était protégé. L'inverse arrive par contre rarement.

Par considération pour ces effets et par sauvegarde des bons caractères et des bonnes habitudes, l'Envoyé de Dieu ordonne de choisir les compagnons dans les réunions:

"Le bon voisin dans une réunion s'apparente au vendeur du musc, si tu n'en touches pas, au moins tu en reçois l'odeur. Le mauvais voisin dans une réunion s'apparente au souffleur, si tu n'es pas couvert par sa noirceur, au moins tu reçois sa fumée" [ Rapporté par Abû Dâwud ].

S'il en est ainsi pour le voisin d'une réunion que tu rencontres occasionnellement pour quelques instants de la journée, qu'en serait-il pour toi avec l'ami de toujours qui te fréquente dans les moments agréables et dans les heures critiques ?

C'est dire que l'amitié des hommes intelligents et pieux peut conduire aux sommets. Quant à l'amitié des imbéciles et des sots, elle pousse rapidement vers les abîmes.

Allah a dit:

{ Les injustes sont amis les uns des autres; Dieu est le Maître de ceux qui le craignent, Ceci est, pour les hommes, un appel à la clairvoyance, une Direction et une Miséricorde en faveur d'un peuple qui croit fermement }
[ Sourate 45 : versets 19/20 ].

L' amitié doit s'appuyer sur la force des certitudes et de la sublimité des actes. Les meilleurs, dont l'individu peut garder la compagnie et sauvegarder l' affection dans ce monde et dans la Vie future, sont ceux désignés dans la Tradition par ces termes:

"Celui qui traite les hommes sans injustice, échange des paroles avec eux sans leur mentir et leur fait des promesses qu'il tient, cet homme fait partie des hommes qui ont atteint la plénitude de la grandeur d'âme, dont l'équité est manifeste et dont la compagnie s'impose". Une fois née, cette amitié pour Dieu entre deux hommes ne perdure que dans l'obéissance au Seigneur et ne se renforce que si les deux amis s'éloignent de l'hypocrisie et de la corruption. Car, si la désobéissance trouve son chemin vers l'un d'eux ou vers les deux, les coeurs changeront et l'amour en sera affecté. Il est dit dans le hadîth :

"Par Celui qui a mon âme entre Ses Mains ! Chaque fois que deux êtres éprouvent de l'affection et de l'amitié ils ne seront séparés que par un péché commis par l'un d'eux" [ Rapporté par Ahmad ].

C'est pourquoi les Compagnons de l'Envoyé de Dieu se servaient de la recommandation mutuelle de s'attacher à la vérité et de s'entraider dans le bien comme une protection pour préserver l'affection entre eux et comme un moyen qui les rapproche du pardon de Dieu et Son agrément. Abû Qalaba rapporte ceci:

"Deux hommes s'étant rencontrés au marché l'un d'eux dit à l'autre: allons nous consacrer à la demande du pardon divin pendant que les gens sont distraits ! C'est ce qu'ils firent. Puis l'un d'eux mourut. Son compagnon le vit en songe, et le mort lui dit: Sais-tu que Dieu nous a pardonné le jour où nous nous sommes rencontrés au marché.

De même Anas Ibn Mâlik rapporte ceci:

" Abdallâh Ibn Rawâha avait pour habitude, lorsqu'il rencontrait l'un des Compagnons de l'Envoyé de Dieu de lui dire: Allons nous consacrer un moment à l'invocation de Dieu. Un jour, il dit cela à un homme mais ce dernier se mit en colère. Ibn Rawâha alla trouver le Prophète et lui dit: Ô Envoyé de Dieu ! Comment trouves-tu Ibn Rawâha qui incite à consacrer un moment à la foi à laquelle tu appelles ? Le Prophète lui dit: Que Dieu accorde la miséricorde à Ibn Rawâha. Il aime les séances des fidèles qui font la fierté des anges" [ Rapporté par Ahmad et At-Tabarânî ].

Il convient, pour les amis, de bien se connaître pour que leur amitié soit fondée sur l'évidence et de manifester l'un pour l'autre les sentiments de respect et d'affection qu'ils ressentent l'un envers l'autre.

L'Envoyé de Dieu a dit:

"Lorsque l'un de vous aime son frère qu'il le lui dise" [ Rapporté par Ahmad ].

De même Anas rapporte ceci :"Pendant qu'un homme se trouvait auprès du Prophète un autre homme passa près d'eux. Le premier homme dit alors : Ô Envoyé de Dieu ! J'aime cet homme.

Le Prophète lui dit: Le lui as-tu dit ? Il dit : Non. L'envoyé de Dieu lui dit: Dis-le lui.

L'homme alla le rattraper et lui dit: Je t'aime pour Dieu. L'autre répondit: Puisses-tu être aimé par Celui pour lequel tu m'as aimé !" [ Rapporté par Abû Dâwud ].

L'Envoyé de Dieu a dit également:

"Lorsqu'un homme fraternise avec un autre qu'il lui demande son nom, le nom de son père et d'où il vient, car cela renforce l'affection" [ Rapporté par At-Tirmidhî ].

Nul doute, l'affinité des tempéraments et de la pensée intervient grandement dans la conclusion des amitiés et le renforcement des liens. Le Proverbe ne dit-il pas :

"Bien des frères pour toi ne sont pas de ceux que ta mère a mis au monde". En effet, il arrive que l'individu, dans la cohue de la vie, rencontre celui avec lequel il sent une attirance et la possibilité de s'entendre avec lui rapidement, comme s'ils se connaissaient depuis des années.

Ceci est attesté par le hadîth suivant:

" Les esprits (des hommes) sont une armée de soldats mobilisés: ceux qui se reconnaissent s'entendent et ceux qui se méconnaissent s'évitent" [ Rapporté par Al-Bukhârî ].

Mais, ce sentiment d'amitié doit être gouverné par le pouvoir du Dogme et de ses exigences. C'est un pouvoir que le croyant puise à travers les exigences de son coeur, ce qui le pousse à aimer pour Allah des gens qu'il n'a jamais vus à cause de la distance ou de l'éloignement dans le temps et l'espace, et à détester des gens auxquels il ne s'est mêlé en aucune occasion, pour la seule raison qu'il affectionne les bons et abhorre les mauvais. Voilà comment ces saines exigences du coeur rehaussent l'individu par rapport à sa position initiale.

Abû Dhar rapporte ceci:

"J'ai dit: Ô Envoyé de Dieu ! L'homme aime d'autres mais n'arrive pas à oeuvrer comme eux. Il m'a dit: ô Abû Dhar ! Tu es avec celui que tu as aimé" [ Rapporté par At-Tirmidhî ].

Parmi les bonnes règles instituées par l'Islam en matière d'amitié, il y a les visites échangées entre amis. Elles doivent être désintéressées et vouées exclusivement à Dieu. Abû Hurayra rapporte que le Prophète a dit: "Un homme ayant voulu visiter son frère dans un autre village, Dieu a préposé un ange qui s'est mis sur sa route. A l'arrivée de cet homme au point où l'ange l'attendait celui-ci lui dit: Où vas-tu ? L'homme dit: Je vais voir un de mes frères dans ce village. L'ange lui dit: y a-t-il un bienfait de ta part que tu entretiens en sa faveur ? L'homme dit: Non. Tout ce qu'il y a c'est que je l'ai aimé pour Dieu - qu'Il soit exalté. L'ange lui dit : Je suis envoyé à toi par Dieu pour t'annoncer que Dieu t'aime comme tu as aimé cet homme pour Lui" [ Rapporté par Al-Bukhârî ].

Les pas de cet homme valent cher. Ils s'apparentent aux pas des combattants dans le chemin de Dieu qui rapportent une immense rétribution.

L'Envoyé de Dieu a dit: "Celui qui rend visite à un malade ou à un de ses frères en Dieu, un crieur l'appelle du ciel et lui dit : Réjouis-toi et que tes pas soit bénis, tu as pris ta place au Paradis" [ Rapporté par Abû Dâwud ].

Il a dit également : "Chaque fois qu'un serviteur visite son frère pour Dieu, un crieur du ciel l'appelle: Réjouis-toi, que le Paradis soit agréable pour toi ! Et Dieu dit dans le Royaume de son Trône: Mon serviteur a effectué une visite pour Moi. Je me dois de le recevoir en hôte. Et Dieu n'acceptera comme rétribution pour lui que le Paradis" [ Rapporté par Muslim ].

Le musulman, même s'il aime le bien pour tout le monde, est plus attaché au bien en faveur de ses amis. Il se réjouit davantage lorsque ses amis sont comblés. Aussi, il convient de faire preuve de générosité envers ses amis quand il le peut:

{ N'oubliez pas d'user de générosité les uns envers les autres. Dieu voit parfaitement ce que vous faites }
[ Sourate 2 : verset 237 ].

L'Envoyé de Dieu aimait, du reste, l'échange de cadeaux entre amis. Il a dit à ce sujet:

"Echangez les cadeaux, car ils éliminent les irritations de la poitrine" [ Rapporté par At-Tirmidhî ].

De même, Aïcha disait: " L'Envoyé de Dieu acceptait les cadeaux et récompensait ceux qui les faisaient" [ Rapporté par Al-Bazzâr ].

Cette grande politesse devient toutefois mauvaise lorsqu' elle succombe au maniérisme. Car l'Islam se fonde sur la lutte contre les simulations et les afféteries et répand la simplicité. Aussi, il se décharge de toute attitude qui renferme de la gêne et de l'adulation. En effet, l'Islam ne vise qu'à entourer l'amitié des marques de prévenance pour embellir sa forme, une fois assuré du fond sain de cette amitié pour en faire un moyen susceptible de rendre la vie aisée et d'atténuer ses souffrances : "Les meilleurs amis auprès de Dieu sont ceux qui sont les meilleurs pour leurs amis. Les meilleurs voisins auprès de Dieu sont ceux qui sont les meilleurs pour leurs voisins" [ Rapporté par Al-Hâkim ].

L'Islam a autorisé l'individu à consommer les mets de son ami comme si c'était un repas pris chez ses parents ou chez ses proches :

{ Il n'y a pas de faute à reprocher à l'aveugle, pas de faute à reprocher au boiteux, pas de faute à reprocher au malade et à vous-mêmes : lorsque vous mangez dans vos maisons, ou dans les maisons de vos pères, ou dans les maisons de vos mères, ou dans les maisons de vos frères, ou dans les maisons de vos soeurs, ou dans les maisons de vos oncles paternels, ou dans les maisons de vos tantes paternelles, ou dans les maisons de vos oncles maternels, ou dans les maisons de vos tantes maternelles, ou dans celles dont vous possédez les clés ou chez votre ami }
[ Sourate 24 : verset 61 ].

Assurément, car le contrat de l'amitié possède une grande valeur et a un effet immense. C'est même parfois la source de secours dans les terribles crises. On l'invoque même dans l'ultime crise face au châtiment de la Géhenne.

Allah décrit l'état des polythéistes au moment où ils s'exposent au châtiment: { Par Dieu ! Nous étions dans un égarement manifeste quand nous vous considérions comme les égaux du Seigneur des mondes. Seuls des criminels nous ont égarés. Il n'y a pas pour nous d'intercesseurs; nous n'avons aucun ami intime } [ Sourate 26 : versets 97/101 ].

En raison des exigences de cette amitié, l'Envoyé de Dieu a dit:

"Ne cherche que la compagnie du croyant et que l'homme pieux soit ton commensal.

Voici une poésie :

J'ai dit: un frère ! Ils ont dit: est-ce un frère de sang - Je leur ai dit: Les formes sont des proches

Il est mon ami dans ma résolution, ma fermeté et ma doctrine, même si à l'origine les généalogies nous éloignent.

mercredi 20 août 2008 02:29

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